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Nathalie Demeslay, responsable du service Habitat de Rennes Métropole

 

 

« L’application de la certification sur le logement aidé a un effet boule de neige sur le secteur public »

Quelles motivations ont poussé Rennes Métropole à conclure un accord de partenariat en 2005, avec Qualitel, sur la certification Habitat & Environnement ?

"Dans le cadre du Programme Local de l’Habitat (PLH) de Rennes Métropole, nous voulions que le logement aidé ne puisse pas rimer avec mauvaise qualité pour les maîtres d’ouvrage et pour les utilisateurs. Par conséquent, nous avons décidé que l’obtention des aides, surtout à l’accession à la propriété, serait liée à l’obtention d’une certification garantissant un certain niveau de qualité. Nous avons hésité entre créer notre propre référentiel ou nous tourner vers un référentiel déjà établi, et nous avons opté pour cette dernière solution.  Nous avons signé une convention avec Qualitel / Cerqual portant sur 50 % de notre production de logements aidés, soit 2 500 logements. Afin que le maître d’ouvrage ne soit pas pénalisé économiquement parlant, nous lui remboursons le coût de la certification au moment de la délivrance de la celle-ci".

 

 

Pourquoi avoir opté pour la certification Habitat & Environnement ?

"Nous avions la volonté de donner une dimension environnementale au logement aidé et ainsi également contribuer à son image. Néanmoins, la maîtrise de l’énergie dans ces logements est pour nous un critère essentiel pour limiter les charges des occupants, locataires ou propriétaires. D’ailleurs, sur ce point là, nous sommes plus exigeants que le référentiel. Nous demandons moins 12 % de consommations d’énergie par rapport au seuil réglementaire et nous allons passer à moins 20 % en 2009, soit le niveau du label THPE. Celui-ci est déjà appliqué sur les 4 500 logements de la ZAC de Courrouze. Depuis 2007, la Ville de Rennes applique la certification Habitat & Environnement sur l’ensemble de sa production de logements aidés. Il est à souligner que l’application de la certification Habitat & Environnement a un effet boule de neige sur le secteur public, et ce d’autant plus que nous avons beaucoup d’opérations mixtes, le promoteur ne peut pas décemment pas certifier qu’une partie de l’opération".

 

 

Avez-vous d’autres ambitions en terme de qualité environnementale et énergétique pour le patrimoine de Rennes Métropole ?

"Nous nous penchons sur le label BBC/Effinergie et la rénovation du patrimoine existant mais, toujours en ce qui concerne le neuf, je pense que Qualitel et Cerqual devraient évoluer. Depuis 2005, les maîtres d’ouvrage ont changé leur manière de travailler, de nouveaux process et des habitudes se sont mis en place, la dimension environnementale et énergétique est prise en compte. Dans ce contexte, la méthode et le coût de la certification devraient être allégés. En revanche, Cerqual doit renforcer les contrôles et les faire a posteriori, et non plus a priori, à la livraison du logement et surtout pendant le chantier. En amont, la réglementation thermique va être renforcée et s’imposer, les contrôles doivent se recentrer sur la mise en œuvre, la bonne application des objectifs et intentions des dispositions réglementaires et environnementales. Cela donnerait une valeur ajoutée à la certification".