- Témoignages
- Nathalie Demeslay, responsable du service Habitat de Rennes Métropole
- Loïc Leroy, Directeur du service Habitat du Grand Besançon
- Thierry Coutand, Chef du service environnement, habitat et cadre de vie au Conseil régional du Limousin
- Rémi Trocmé, Directeur-Adjoint de l’habitat, de l’aménagement et de l’urbanisme, Conseil général du Bas-Rhin (67)
Rémi Trocmé, Directeur-Adjoint de l’habitat, de l’aménagement et de l’urbanisme, Conseil général du Bas-Rhin (67)


« Nous voulions un avis, extérieur à la collectivité et aux bailleurs sociaux, pour garantir la performance énergétique des logements construits»
Vous venez de renouveler votre accord de partenariat avec Qualitel. Quel bénéfice en tirez-vous ?
"Le Département du Bas-Rhin a la particularité d’agir en délégataire de l’Etat pour les aides à la pierre (hors communauté urbaine de Strasbourg). Dans ce cadre, nous avons une politique volontariste de modulation des règles nationales, en permettant aux bailleurs sociaux qui réalisent des constructions de qualité d’aller au-delà des loyers-plafond. En contrepartie, ils doivent optimiser les performances énergétiques de ces logements afin de limiter les charges des locataires. Nous leur demandons d’atteindre le niveau de la certification Qualitel option HPE ou THPE. Nous avions besoin d’un regard, extérieur à la collectivité et aux bailleurs sociaux, pour valider les efforts réalisés notamment vis-à-vis de la performance énergétique de ces logements".
Quel est votre objectif en termes quantitatif ?
"Le Conseil Général souhaite que 40 % des logements neufs soient certifiés au moins Qualitel option HPE. Or, nous avons un grand nombre de bailleurs sociaux qui construisent des opérations de petite taille, de l’ordre de 7 logements par an. Le coût de la certification est trop élevé pour eux. Notre but étant de diffuser auprès d’eux la culture de la performance énergétique, nous avons décidé de prendre à notre charge les frais de certification, Qualitel ayant accepté de considérer la certification sur 25% de nos objectifs globaux, soit 200 logements, au lieu d’opération par opération. Cela nous donne le moyen d’inciter les bailleurs sociaux à réaliser des prestations de qualité".
Avez-vous d’autres projets vis-à-vis de votre politique de l’habitat ?
"Dans les mois et les années à venir, nous allons axer nos efforts sur la réhabilitation, notamment thermique, car une part importante de notre parc est antérieure à 1975. Nous sommes en train de nous concerter avec la Région et les trois autres délégataires des aides à la pierre sur ce sujet, en attendant les conclusions du Grenelle de l’Environnement et les éventuelles aides financières. Lorsque nous aurons clarifié notre démarche, nous nous tournerons vers Cerqual Patrimoine. Déjà, nous travaillons dans le cadre de l’ANAH sur la réhabilitation énergétique du parc privé grâce à un programme d’intérêt général Renov’Habitat 67 ".
