Glossaire

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Que veut dire hors d’eau hors d’air ?

Un immeuble (ou une maison) est mis hors d’eau lorsque son gros œuvre est terminé (les murs extérieurs sont complètement édifiés) et que la toiture est posée ou la terrasse achevée.

Un immeuble est déclaré hors d’air lorsqu’il est clos et couvert, mais que ses travaux de cloisonnement restent à faire.

Que signifie Clos couvert ?

Il s’agit des ouvrages fixes ou mobiles qui offrent une protection, au moins partielle, contre les agressions des éléments naturels extérieurs.

Qu’est-ce qu’un bailleur social ?

Un bailleur est un propriétaire – personne physique ou morale – donnant à un locataire la jouissance de son bien contre le versement d’un loyer. Dans le cas d’un bailleur dit  » social « , compris comme personne morale, par exemple un office public ou une S.A d’HLM, les loyers en question sont modérés par différents dispositifs, afin d’être rendus accessibles à des publics aux faibles revenus.

Qu’est-ce qu’un habitat collectif ?

Forme d’habitat comportant plusieurs logements (appartements) locatifs ou en accession à la propriété dans un même immeuble, par opposition à l’habitat individuel qui n’en comporte qu’un (pavillon). La taille des immeubles d’habitat collectif est très variable : il peut s’agir de tours, de barres, mais aussi le plus souvent d’immeubles de petite taille.

Quantitativement, l’habitat collectif est en régression par rapport à l’habitat individuel, et se rencontre presque uniquement en milieu urbain. C’est un mode d’habitat qui est peu consommateur d’espace et permet une meilleure desserte (infrastructures, équipements…) à un coût moins élevé.

Qu’est-ce qu’un habitat bbc ?

Le sigle BBC signifie « bâtiment basse consommation ». La consommation énergétique globale d’un logement BBC doit être inférieure à 50 kWh d’énergie par an et par m² dans un logement neuf.

Le sigle BBC signifie « bâtiment basse consommation ». La consommation énergétique globale d’un logement BBC doit être inférieure à 50 kWh d’énergie par an et par m² dans un logement neuf. Cette valeur est pondérée selon l’altitude et la zone climatique, soit entre 40 et 75 kWh/an/m², elle est par exemple de 65 kWh/an/m² pour Paris. Dans un logement existant rénové, la consommation énergétique globale doit être inférieure à 80 kWh d’énergie par an et par m² ; cette valeur est également modulée selon les régions.

Les usages pris en compte sont le chauffage, l’eau chaude, la ventilation, l’éclairage et un éventuel refroidissement. Un habitat BBC est bioclimatique, particulièrement bien isolé, étanche à l’air, doté d’équipements performants et économes en énergie, et le plus souvent fait appel à une énergie renouvelable.

L’obtention du niveau BBC peut être validée par le label BBC-Effinergie (arrêté du 8 mai 2007) ou BBC-Effinergie Rénovation. La finalité de cette démarche est de diviser les dépenses énergétiques par 4 par rapport à la consommation actuelle. BBC est devenu la référence française des bâtiments à très faible consommation d’énergie. La nouvelle réglementation thermique, RT 2012, applicable à toutes les constructions neuves de logements à partir du 1er janvier 2013, reprend le même niveau de consommation énergétique globale du label BBC-Effinergie. Tous les logements neufs seront donc très économes en énergie !

Consultez notre dossier thématique : Vivre dans un logement BBC

Qu’est-ce qu’un habitat durable ?

Les trois piliers du développement durable sont l’environnement, l’économique et le social. Un habitat durable prend en compte ces trois critères. Les trois piliers du développement durable, dont la définition la plus courante est « un développement qui satisfait les besoins des populations d’aujourd’hui sans compromettre la satisfaction des besoins des populations futures », sont l’environnement, l’économique et le social.

Un habitat durable prend en compte ces trois critères :

  • Un habitat durable est respectueux de l’environnement car il est à basse consommation d’énergie, et moins on consomme d’énergie, moins on émet de gaz à effet de serre (CO2) cause des dérèglements climatiques actuels.
  • Un habitat durable concilie l’économique et le social, en permettant de vivre dans un logement confortable tout en maîtrisant les consommations d’énergie et d’eau, et par conséquent les charges.
  • Un habitat durable bénéficie d’une conception bioclimatique (apports solaires et de lumière naturelle, préservation du confort d’été) et d’un choix de matériaux respectueux de la santé (qualité de l’air intérieur) et de la préservation des ressources naturelles (matières premières, eau, énergie).

Qu’est-ce qu’un éco-quartier ? Qu’est-ce qu’une éco-construction ?

Un éco-quartier doit être conçu de manière à s’intégrer harmonieusement dans le reste de la ville et/ou dans le paysage où il va prendre place ; il n’existe pas d’éco-quartier type.

Dans tous les cas, aménageurs et urbanistes doivent respecter les principes du développement durable, notamment en composant un cadre de vie agréable et verdoyant, en favorisant l’accès au logement pour tous (mixité sociale et intergénérationnelle), en prévoyant des commerces et services de proximité, en proposant des modes de transports « doux » etc.
Pour créer un quartier durable sur-mesure, une démarche de concertation doit obligatoirement être menée en amont avec les futurs habitants, riverains, acteurs économiques, associations, etc.

L’éco-construction des bâtiments, et en particulier des logements, est incontournable au sein d’un éco-quartier. A cet effet, maîtres d’ouvrages et promoteurs doivent le plus souvent respecter un cahier des charges environnemental et les chantiers être à faibles nuisances.

Les immeubles et maisons doivent être confortables, en hiver comme en été, tout en étant économes en énergie : isolation thermique et acoustique, étanchéité à l’air, apports de lumière naturelle, protections solaires, énergies renouvelables, ainsi qu’économes en eau.
Les matériaux prescrits doivent être respectueux de la santé (qualité de l’air intérieur) et préserver les ressources naturelles.
Ensuite, afin que les qualités des logements et du quartier durables perdurent, habitants et usagers doivent devenir à leur tour éco-citoyens.

Qu’est-ce que le confort hygrothermique ?

Sensation que ressent une personne, par rapport à la température et à l’humidité ambiantes, dans la pièce où elle se trouve. Cette sensation varie selon les individus, tout le monde n’ayant pas les mêmes critères de confort, ne s’habillant pas de la même manière, s’accoutumant plus ou moins bien aux conditions climatiques extérieures, n’ayant pas besoin du même niveau de température pour se sentir bien…

Quels sont les travaux dits d’intérêt collectif en copropriété ?

La réalisation de travaux d’intérêt collectif portant sur les parties communes (toiture, ravalement, ascenseur, chaufferie, canalisations, …) est votée en assemblée générale, tandis que les travaux portant sur les parties privatives d’un appartement sont décidés et pris en charge par le propriétaire. La loi sur l’Engagement National pour l’Environnement, dite loi Grenelle II, a introduit la notion de  » travaux d’intérêt collectif sur parties privatives « , applicable depuis fin 2012.

Des copropriétaires peuvent maintenant proposer de voter, en assemblée générale, des travaux à réaliser sur les parties privatives de logements aux frais de leurs propriétaires, si ces travaux peuvent générer des économies d’énergie et donc réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ce type de travaux est voté à la majorité absolue de tous les copropriétaires, soit la majorité + une voix (article 25 de la loi du 10 juillet 1965 sur l’organisation et le fonctionnement des copropriétés) *.

La notion de durée d’amortissement (plus ou moins dix ans), qui déterminait jusqu’alors la majorité nécessaire pour voter des travaux d’économie d’énergie, est donc supprimée. Une fois ces travaux votés par l’assemblée générale, les copropriétaires concernés doivent en supporter seuls le coût, sauf s’ils démontrent avoir réalisé des travaux équivalents au cours des dix dernières années.

Les travaux d’intérêt collectif portant sur les parties privatives peuvent concerner la mise en place de fenêtres isolantes, par exemple suite à la rénovation de la chaufferie collective, associée ou non à des occultations extérieures ; la pose ou le remplacement d’organes de régulation sur les émetteurs de chaleur ou de froid ; l’installation d’équipements de comptage des quantités d’énergies consommées…

*Les travaux d’amélioration doivent être votés, en général, à la majorité de l’article 26, tel que défini par la loi du 10 juillet 1965 : majorité de tous les copropriétaires (en nombre) représentant au moins les 2/3 des voix. Les  » travaux d’intérêt collectif sur parties privatives  » et/ou les travaux d’économie d’énergie sur les parties communes peuvent être votés à l’article 25, plus facile à atteindre.

Qu’est-ce que le Contrôle de Conformité au Référentiel (ccr)

Le CCR Consiste en la vérification des ouvrages en cours et/ou en fin de chantier, afin de s’assurer que, sur un certain nombre de points définis dans le guide de CCR, les équipements, procédés, matériaux et dispositions constructives mis en œuvre, sont bien en conformité avec l’évaluation définitive qui a servi de base à la délivrance des certificats de conception éventuellement complétée d’options.

Les contrôles de conformité effectués par CERQUAL dans le cadre de sa certification NF Habitat – NF Habitat HQE, sont constitués :

  • de la vérification in situ des ouvrages (en cours ou en fin de chantier) effectuées selon la méthodologie définie dans le Guide de vérification annexé au référentiel de certification,
  • de la validation du Bilan de chantier, lorsque le thème chantier propre est dans le profil de certification (cf.rubrique chantier propre),
  • de la validation des Gestes verts.

Que signifie raisonner en coût global ?

Raisonner en coût global consiste à ne pas prendre en considération uniquement le coût d’investissement de départ mais tenir également compte des coûts d’usage, d’entretien et d’exploitation pendant toute la durée de vie.

Raisonner en coût global consiste à ne pas prendre en considération uniquement le coût d’investissement de départ mais tenir également compte des coûts d’usage, d’entretien et d’exploitation pendant toute la durée de vie.

C’est ce que l’on appelle les coûts différés. Ainsi, un projet de construction ou de rénovation étudié en coût global prend en compte le coût de l’opération (conception, études, travaux, matériaux, équipements, …) mais aussi le futur coût de fonctionnement et d’entretien du logement. Les coûts différés peuvent représenter 3 à 4 fois les coûts des travaux, d’où l’intérêt de raisonner en coût global.

Consultez notre dossier thématique : Le coût global dans la construction