Baromètre QUALITEL 2018 – L’analyse de Bertrand Delcambre

« L’édition 2017 du Baromètre QUALITEL a pointé du doigt le déficit de qualité perçue des logements construits au XXe siècle (1900-1980) sur des critères aussi variés que l’acoustique, l’aération ou le confort thermique. Améliorer la qualité de notre parc de logements, dont 80 % a plus de vingt ans, est ainsi devenue une priorité nationale. »

— Bertrand Delcambre, Président de l'Association QUALITEL

Le gouvernement a lancé fin avril 2018 un plan pour la rénovation énergétique des bâtiments. C’est un premier pas important pour lutter contre la précarité énergétique et le réchauffement climatique. Mais il faut aller plus loin, car la rénovation ne se limite pas aux « passoires énergétiques ».

C’est la conjonction de plusieurs travaux significatifs concernant l’isolation, la ventilation, l’électricité ou encore les fenêtres qui apporte une amélioration du confort réellement ressenti par les occupants d’un logement. Ce constat conforte les conclusions des études techniques menées par QUALITEL : pour qu’une rénovation soit efficace, elle doit être pensée globalement et porter sur toutes les dimensions du logement.

Durant les dernières décennies, nous avons appris à concevoir et construire des logements avec un niveau de qualité sans cesse en progrès. Il nous faut maintenant apprendre à bien rénover pour faire tendre le niveau de la qualité du parc existant vers celle des logements plus récents.

Autre axe de progrès pour le logement : l’arrivée des objets connectés. Le Baromètre Qualitel souligne leur apport à la qualité perçue du logement, et il est probable qu’ils vont jouer un rôle de plus en plus important dans les années à venir. Toutefois, cette seconde édition montre aussi qu’au-delà de leur réelle notoriété, les Français ne sont pas prêts à acquérir n’importe quel équipement connecté et, surtout, à n’importe quel prix. Ils attendent avant tout d’eux qu’ils répondent à des besoins très concrets : sécurité, économies, maintien à domicile de personnes âgées et/ou handicapées.

Pour surmonter la prudence des Français, la publicité et les effets d’annonce ne suffiront pas. Les porteurs de ces nouvelles technologies devront faire œuvre de pédagogie et répondre aux craintes que suscitent les équipements connectés. Nocivité des ondes, usage et protection des données… sont autant de sujets sensibles dont elles doivent s’emparer. C’est LA condition indispensable pour permettre aux services connectés d’entrer de plein pied dans notre quotidien. »

Bertrand Delcambre

A lire aussi

Contactez-nous
Contactez-nous
Une question ?
Un conseil ?