Carnet d’information du logement : un outil adopté dans le neuf, encore timide en rénovation

Obligatoire depuis 2023 pour les constructions neuves et tous logements faisant l’objet de travaux de rénovation énergétique, le carnet d’information du logement (CIL) s’installe progressivement dans le paysage immobilier. Une étude conduite par l’Association des Opérateurs de Carnet d’information du Logement (AOPCIL) montre un déploiement dynamique dans le neuf, mais un impact encore limité dans l’existant.

Le carnet d’information du logement (CIL) doit être créé lors de la construction d’une maison ou d’un appartement ou à l’occasion de travaux de rénovation énergétique. Son objectif est de centraliser toutes les informations utiles d’un logement (plans, équipements, diagnostics, factures) afin de faciliter son usage, son entretien et son amélioration dans le temps. Lors de la vente, le carnet est transmis au nouvel acquéreur.

Le CIL est-il devenu un réflexe pour les particuliers et les professionnels ? Combien de CIL ont été créés depuis l’entrée en vigueur de l’obligation ?

Pour répondre à ces questions, l’Association réunissant les principaux opérateurs de CIL numériques en France (QUALITEL Solutions, NRGYS, MonSuiviLogement, PMB Software et Exim), publie un observatoire qui dresse un premier état des lieux de son déploiement.

Des créations portées par la construction neuve

L’étude révèle que fin 2025, on dénombrait 210 745 carnets créés depuis 2023, soit une moyenne de 70 000 créations par an.

Dans le détail :

  • 200 242 carnets ont été créés dans le neuf, contre 10 503 en rénovation ;
  • 95 % des carnets concernent des logements neufs, contre seulement 5 % dans l’existant ;
  • La tendance est à une légère progression dans le neuf, contre une présence encore limitée dans l’existant.

Le CIL s’impose désormais comme un standard dans les processus de livraison des logements, pour les promoteurs immobiliers et les constructeurs de maisons individuelles.

A contrario, le CIL peine à s’imposer dans le cadre des rénovations énergétiques. Plusieurs freins sont identifiés :

  • Une communication insuffisante des pouvoirs publics ;
  • Un manque de sensibilisation des particuliers ;
  • Des professionnels qui peinent à proposer le CIL à leurs clients.

Le parc concerné : une répartition hétérogène

L’étude révèle également des tendances dans le profil des logements concernés :

  • 73,6 % des carnets concernent des appartements, contre 26,4 % des maisons ;
  • 90,5 % des logements appartiennent au parc privé, contre 9,4 % au secteur social ;
  • 95,5 % des carnets sont créés par des professionnels de la construction, contre seulement 4,5 % par des particuliers.

Ces données confirment le rôle central des acteurs professionnels dans la diffusion du dispositif.

Encourager le déploiement dans l’existant

Pour l’AOPCIL, l’enjeu est désormais clair : faire du CIL un outil incontournable de la rénovation énergétique. Pour cela, il est nécessaire de poursuivre les actions de valorisation en 2026-2027 pour encourager son adoption par les professionnels de la rénovation et les particuliers.

L’association rappelle que l’ambition du Gouvernement était que le carnet d’information du logement soit le « carnet de santé » du bâti, au cœur de la stratégie nationale de transition énergétique.

Le carnet d’information du logement s’impose dans le neuf, il doit désormais devenir un réflexe dans la rénovation. C’est une condition essentielle pour réussir la transition énergétique. Car un logement bien documenté est un logement mieux compris, mieux entretenu et mieux valorisé.

— Bertrand Leclercq, Président de QUALITEL Solutions

À lire aussi

Contactez-nous
Contactez-nous
Une question ?
Un conseil ?

Faites le choix de la certification NF Habitat pour un logement de qualité

close Created with Sketch.