Pour mener à bien cette enquête, Guillaume Chapelle, chercheur au Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) à Sciences Po et à l’Université de Cergy, a constitué une base de données en croisant les données de CERQUAL Qualitel Certification – l’organisme certificateur de l’Association QUALITEL –, la base DVF (Demandes de valeurs foncières), les Fichiers fonciers, la Base Nationale Des Bâtiments (BDNB) et des données socio-économiques de l’INSEE. Il a ensuite mobilisé des modèles hédoniques et une approche en ventes répétées, afin de comparer des logements certifiés et non certifiés.
Des logements certifiés aux caractéristiques spécifiques
L’étude montre que la certification NF Habitat s’est fortement développée depuis les années 2000. Elle concerne aujourd’hui près d’un logement neuf privé sur deux.
Ces logements certifiés sont en moyenne :
- Plus récents ;
- Situés dans des immeubles plus hauts ;
- Plus souvent dotés de terrasses ;
- Localisés dans des environnements urbains plus denses.
Une valeur patrimoniale globalement plus élevée
Les résultats de l’étude sont clairs. Les logements certifiés sont vendus en VEFA (Vente en l’Etat Futur d’Achèvement) 1 à 2% plus chers que des logements comparables non certifiés. Mais à la revente, les logements certifiés affichent un tarif plus élevé de 3 à 4%.
Autrement dit, les logements certifiés se déprécient moins vite dans le temps en raison des « caractéristiques intrinsèques de qualité (matériaux, confort, durabilité). De plus, Guillaume Chapelle indique que la certification constitue un signal crédible de qualité, de plus en plus valorisé par les acheteurs dans un marché immobilier où la confiance et la transparence sont devenues essentielles.