NOUVEAU

Découvrez Alex, l’expert qui évalue la qualité du logement pour votre projet d’achat, de vente ou de rénovation

En savoir plus
close

Et si les plantes n’amélioraient pas la qualité de l’air ?

Modifié le 15 mai 2026

Les plantes d’intérieur sont souvent présentées comme des alliées pour “purifier” l’air du logement. Pourtant, les études scientifiques les plus récentes nuancent fortement cette idée. Si elles apportent du confort et du bien-être, leur efficacité réelle sur la qualité de l’air intérieur reste très limitée dans les conditions d’un logement classique.

L’essentiel

  • Les plantes d’intérieur ont un effet très limité sur la qualité de l’air intérieur dans les conditions réelles d’un logement.
  • Les études françaises menées notamment par l’ADEME et le CSTB n’ont pas démontré d’effet dépolluant significatif.
  • Pour améliorer l’air intérieur, les gestes les plus efficaces restent une ventilation performante, une aération quotidienne et la réduction des sources de pollution.
  • Les plantes peuvent toutefois contribuer au bien-être, au confort visuel et à une ambiance plus apaisante dans le logement.
  • Des plantes mal entretenues ou trop nombreuses peuvent parfois accentuer certains problèmes : humidité, moisissures ou allergies.

D’où vient l’idée des plantes “dépolluantes” ?

Le concept s’est popularisé après des travaux menés par la NASA dans les années 1980. Certaines plantes avaient alors montré leur capacité à absorber des polluants comme :

  • le benzène ;
  • le formaldéhyde ;
  • le toluène.

Mais ces expériences étaient réalisées dans des espaces fermés, très contrôlés, avec des volumes réduits et des concentrations élevées de polluants.

Des conditions très éloignées de celles d’un logement ordinaire.

Ce que montrent les études aujourd’hui

En France, le programme de recherche PHYTAIR, soutenu notamment par l’ADEME et le CSTB, s’est intéressé à l’efficacité réelle des plantes dans les espaces de vie.

La conclusion est claire : aucun effet significatif de dépollution de l’air intérieur n’a été démontré dans des conditions réelles d’habitation.

Autrement dit, dans un logement :

  • les plantes ont un impact très limité sur les polluants ;
  • la ventilation et l’aération restent beaucoup plus efficaces.

L’ADEME rappelle ainsi que les gestes prioritaires pour améliorer la qualité de l’air intérieur sont avant tout :

  • aérer quotidiennement ;
  • maintenir une ventilation fonctionnelle ;
  • limiter les sources de pollution dans le logement.

Pourquoi les plantes ne suffisent pas ?

Dans un intérieur, les polluants sont émis en continu par :

  • les produits ménagers ;
  • les meubles et matériaux ;
  • la cuisson ;
  • le chauffage ;
  • les produits odorants tels que les bougies ou l’encens ;
  • le tabagisme.

Pour obtenir un effet réellement mesurable sur ces polluants, il faudrait une quantité très importante de plantes dans un espace réduit.

La qualité de l’air dépend donc surtout :

Des bénéfices réels… mais différents

Dire que les plantes ne “purifient” pas réellement l’air ne signifie pas qu’elles sont inutiles.

Leur présence peut contribuer :

  • au bien-être ;
  • au confort visuel ;
  • à une ambiance plus apaisante ;
  • à l’appropriation des espaces de vie.

Certaines études évoquent également un effet positif sur le stress et le confort perçu.

Les plantes peuvent donc améliorer le ressenti dans le logement, sans pour autant remplacer une bonne qualité de ventilation.

Attention aussi à certains effets indirects

Des plantes mal entretenues ou trop nombreuses dans un logement peu ventilé peuvent parfois accentuer certains déséquilibres.

Un excès d’arrosage ou des terreaux humides favorisent :

  • les moisissures ;
  • les moucherons ;
  • une augmentation locale de l’humidité.

Certaines espèces peuvent également provoquer des réactions allergiques chez les personnes sensibles. Nous vous conseillons donc de faire attention aux plantes contenant des allergènes ou libérant des pollens, et de choisir des plantes certifiées biologiques (label AB) ou de production locale.

Ce qui améliore vraiment la qualité de l’air intérieur

Pour QUALITEL, les leviers les plus efficaces restent liés au logement lui-même.

Les bonnes pratiques recommandées :

  • aérer 10 à 15 minutes par jour ;
  • vérifier le bon fonctionnement de la VMC ;
  • ne pas obstruer les entrées d’air ;
  • choisir des produits peu émissifs ;
  • maintenir un taux d’humidité compris entre 40 % et 60 % ;
  • entretenir les équipements de ventilation et de chauffage.

Ces actions ont un impact bien plus important sur la qualité de l’air intérieur que les plantes seules.

Les plantes ont-elles encore leur place dans le logement ?

Oui, bien sûr. Les plantes participent au confort et au cadre de vie. Mais elles ne doivent pas être considérées comme des systèmes capables de purifier efficacement l’air intérieur.

Pour QUALITEL, un logement sain repose avant tout sur :

  • une ventilation performante ;
  • un renouvellement d’air efficace ;
  • une bonne maîtrise de l’humidité (dans la mesure du possible, éviter de faire sécher le linge à l’intérieur ou veiller à bien aérer;
  • des systèmes de ventilation adaptés et bien entretenus ;
  • des matériaux limitant les émissions de polluants ;
  • choisir un produit multi-usage afin d’éviter les interactions entre les différentes substances, et respecter les doses prescrites par le fabricant ;
  • privilégier des produits de nettoyage “traditionnels” comme le vinaigre blanc ou le savon noir.

Les plantes peuvent accompagner cet équilibre… mais elles ne le remplacent pas.

PARTAGER

Guides et fiches pratiques

1/3

Vous rénovez votre logement ?

  • De quelles aides pouvez-vous bénéficier ?
  • Quels matériaux et équipements choisir ?
  • Comment trouver des professionnels de confiance ?
2/3

Vous allez devenir propriétaire ?

  • Ancien, neuf, sur plan : comment se décider ?
  • Que regarder lors d’une visite ?
  • Quels documents obligatoires, à quoi servent-ils ?
3/3

Vous construisez une maison ?

  • Comment trouver un terrain ?
  • Quelles démarches administratives et quelles assurances ?
  • Comment suivre au mieux les travaux ?
Nos solutions en 1 clic