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Air intérieur : des polluants encore très présents dans les logements

Modifié le 1 mai 2026

L’air intérieur des logements est exposé à de nombreux polluants chimiques, physiques ou biologiques, souvent invisibles. Une étude confirme leur présence et rappelle leurs effets sur la santé et le confort au quotidien.

L’essentiel

  • De nombreux polluants sont présents dans l’air intérieur des logements.
  • 70 % des logements dépassent l’objectif cible pour les particules fines (PM2,5).
  • Le formaldéhyde fait partie des polluants les plus fréquents.
  • Le tabac constitue une source majeure de pollution intérieure.
  • La ventilation et les usages du logement jouent un rôle central.

Des polluants largement présents dans les logements

La Campagne nationale logements 2, menée par l’Observatoire de la qualité des environnements intérieurs (OQEI) dans 571 logements, met en évidence une présence généralisée de polluants chimiques.

Parmi les 170 substances analysées, plusieurs sont retrouvées fréquemment : particules fines, composés organiques volatils, dioxyde d’azote ou solvants. Certains COV sont même présents dans des proportions importantes dans 2,5 % du parc, notamment le limonène, les xylènes ou le NO2.

70 % des logements dépassent l’objectif cible de 10 µg/m³ pour les particules fines (PM2,5).

Dans certains cas, les niveaux mesurés dépassent les valeurs sanitaires de référence, ce qui traduit une exposition prolongée des occupants.

Le formaldéhyde, un polluant très répandu

Le formaldéhyde est l’un des polluants les plus fréquents dans les logements.

Il est émis par de nombreux matériaux ou mobilier : meubles en bois aggloméré, colles, peintures ou produits d’entretien.

Selon l’étude, 6 % des logements dépassent la valeur de gestion provisoire pour le formaldéhyde (30 µg/m³).

L’exposition à des concentrations modérées à élevées (plus de 50 µg/m³) de formaldéhyde peut entraîner des symptômes respiratoires, ou encore des irritations ou sensations de brûlures aux yeux, au nez et à la gorge. Le formaldéhyde est un cancérogène avéré pour l’homme (CIRC)

Dans les espaces peu ventilés, ce polluant peut s’accumuler et contribuer à une dégradation de la qualité de l’air.

Des sources d’émission liées aux usages du logement

Certains polluants sont directement liés aux activités quotidiennes :

  • le dioxyde d’azote est associé à la cuisson au gaz ;
  • le benzène peut être émis par des sources de combustion ;
  • les produits ménagers et les parfums d’intérieur libèrent également des composés organiques volatils (COV).

On note également la présence de polluants biologiques comme les allergènes liés aux animaux domestiques, les acariens présents dans les tapis, moquettes, canapés et matelas, etc.

Sans renouvellement d’air suffisant, ces polluants s’accumulent rapidement, en particulier dans les logements peu ventilés.

Le tabac, une source majeure de pollution intérieure

La fumée de tabac constitue l’une des sources les plus importantes de pollution intérieure.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, elle contient plus de 7 000 substances chimiques, dont plusieurs dizaines sont cancérogènes.

Ces substances restent en suspension dans l’air et se déposent sur les surfaces, exposant l’ensemble des occupants.

Les aérosols issus des cigarettes électroniques contiennent moins de substances toxiques, mais participent aussi à la dégradation de la qualité de l’air intérieur.

Un impact direct sur la santé

L’exposition aux polluants de l’air intérieur peut entraîner des effets sur la santé : irritations, allergies, troubles respiratoires ou aggravation de pathologies existantes. Certains composés comme le benzène ou le formaldéhyde, sont toxiques et ont des effets cancérogènes sur l’homme. D’autres peuvent même provoquer des mutations de gènes ou altérer la fertilité.

Les travaux menés en France par l’Observatoire de la qualité des environnements intérieurs estiment que près de 20 000 décès prématurés par an sont associés à la pollution de l’air intérieur.

Certaines populations sont plus sensibles, notamment les enfants, les personnes asthmatiques ou les femmes enceintes.

Le rôle central du logement dans la qualité de l’air

La qualité de l’air intérieur dépend directement du logement et de ses équipements.

Ventilation, matériaux, systèmes de chauffage et usages influencent les niveaux de pollution.

Selon une enquête réalisée par QUALITEL, 19 % des Français déclarent la présence de moisissures dans leur logement. Cela traduit souvent un excès d’humidité ou un renouvellement d’air insuffisant, deux facteurs qui dégradent la qualité de l’air.

Ce que retient QUALITEL

La qualité de l’air intérieur repose sur des paramètres concrets liés au logement et aux usages. Voici quelques bonnes pratiques à mettre en place :

  • Une ventilation efficace : aérer l’air quotidiennement pour limiter l’accumulation des polluants, s’assurer du bon fonctionnement de la VMC, ne pas obturer les entrées d’air ni les bouches d’extraction ;
  • Une gestion de l’humidité maîtrisée : la présence de moisissures, déclarée par 19 % des Français, est un signe d’un défaut d’isolation et/ou de ventilation ;
  • Des matériaux et équipements adaptés : choisir des matériaux peu émissifs et disposant de labels reconnus ;
  • Des usages quotidiens encadrés : cuisson, entretien, tabac ou bricolage influencent directement la qualité de l’air ;
  • Choisir des produits d’entretien naturels comme le vinaigre blanc ou le bicarbonate de soude ;
  • Éviter les produits odorants tels que l’encens, les bougies et les parfums d’ambiance.

80 % des Français considèrent leur logement comme central pour leur bien-être. La qualité de l’air intérieur en fait partie.

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