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Dégât des eaux : que faire étape par étape ?

Publié le 10 juillet 2026

Un dégât des eaux demande d’agir vite et dans le respect de la réglementation. Réagir efficacement contribue à éviter que la situation ne s’aggrave et à être indemnisé plus facilement.

L’essentiel à retenir en cas de dégât des eaux

Face à un dégât des eaux, certaines actions doivent être engagées sans attendre, tandis que d’autres s’effectuent progressivement pendant le traitement du dossier de sinistre.

Voici les points clés à respecter :

  • agir immédiatement pour stopper la fuite et limiter les dommages (couper l’eau, sécuriser le logement) ;
  • conserver des preuves dès le départ (photos, vidéos, biens endommagés), sans rien déplacer ;
  • prévenir rapidement les personnes concernées selon la situation (voisin, propriétaire, syndic, etc.) ;
  • déclarer le sinistre à son assurance habitation dans les délais prévus après sa découverte ;
  • remplir un constat amiable en cas de dégât des eaux impliquant un tiers ;
  • ne pas engager de réparations définitives avant d’obtenir l’accord de l’assurance ou le passage d’un expert ;
  • suivre le dossier jusqu’à l’indemnisation et la remise en état du logement.

Bon à savoir

Le constat amiable de dégât des eaux permet de formaliser les faits entre les parties concernées et de faciliter le traitement du dossier par les assurances. Il n’existe pas de modèle officiel de constat amiable de dégâts des eaux. Chaque assureur dispose de son propre modèle. Contactez le vôtre sans attendre !

Les bons réflexes immédiats en cas de dégât des eaux
Dès les premières minutes, les bons gestes permettent de limiter l’ampleur des dommages.

Couper l’eau et sécuriser le logement

Commencez par identifier l’origine de la fuite si elle est visible. En cas de doute, coupez l’arrivée d’eau au robinet général du logement.

Si le dégât est lié à un appareil (lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau, etc.), mettez-le hors tension et débranchez-le, si possible et sans prendre de risque.

En présence d’eau à proximité d’installations électriques, coupez également l’électricité pour éviter tout danger.

Limiter la propagation de l’eau

Une fois la fuite stoppée, agissez rapidement pour contenir la propagation de l’eau :

  • absorber l’eau avec des serpillières, éponges ou tout matériau absorbant ;
  • évacuer l’eau stagnante si nécessaire ;
  • placer des récipients sous les zones de fuite (plafond, tuyauterie, etc.) ;
  • aérer le logement pour évacuer l’humidité.

Protéger ses biens

L’eau peut endommager rapidement les meubles, objets et équipements.

Pensez à :

  • déplacer les objets de valeur ou sensibles à l’humidité ;
  • surélever les meubles qui peuvent l’être si l’eau s’accumule au sol ;
  • protéger ce qui ne peut pas être déplacé avec des bâches ou des housses.

Prendre des photos et conserver des preuves

Avant d’entamer un nettoyage ou des réparations, documentez la situation pour votre assureur :

  • prenez des photos des dégâts (zones touchées, origine de la fuite si visible) ;
  • conservez les objets endommagés ;
  • notez la date de découverte du sinistre.

 

Ces éléments seront essentiels pour la déclaration auprès de votre assurance et pour l’évaluation des dommages.

Déclarer rapidement le sinistre : une étape à ne pas retarder

Une fois les premières actions réalisées, la déclaration du dégât des eaux constitue une étape essentielle. Elle conditionne la prise en charge du sinistre par votre assurance habitation.

Quels délais respecter ?

La déclaration doit être faite dans un délai maximum de 5 jours ouvrés à partir de la découverte du sinistre. Ce délai de déclaration lors d’un dégât des eaux s’applique dans la majorité des situations.

En cas de retard, l’indemnisation peut être réduite, voire refusée, si ce retard a aggravé les dommages.

Comment faire la déclaration de dégât des eaux ?

La déclaration de sinistre peut être réalisée en ligne via l’espace client de votre assurance, par téléphone ou par courrier recommandé (notamment pour garder une trace écrite).

Elle doit préciser :

  • la date de découverte du sinistre ;
  • les circonstances (fuite, infiltration, débordement, etc.) ;
  • la nature des dommages constatés ;
  • les coordonnées des personnes éventuellement impliquées (voisin, syndic, etc.).

Pour vous conformer aux recommandations officielles, nous vous conseillons de fournir un maximum d’éléments dès cette étape, afin de faciliter le traitement du dossier.

Le constat amiable : quand et comment l’utiliser ?

Lorsque le dégât des eaux implique plusieurs personnes, un voisin ou la copropriété, il est recommandé de remplir un constat amiable de dégât des eaux.

Complémentaire à la déclaration, ce document permet de :

  • décrire les circonstances du sinistre ;
  • identifier les parties concernées ;
  • faciliter la gestion du dossier entre les assurances.

Chaque partie conserve un exemplaire, qui est ensuite transmis à chaque assureur.

Qui prévenir en cas de dégât des eaux ?

En cas de dégât des eaux, il n’y a pas un interlocuteur unique à contacter en priorité. Tout dépend de l’origine du sinistre et du type de logement.

Si la fuite vient de chez vous

Lorsque l’origine du dégât des eaux se situe dans votre logement (appareil défectueux, canalisation, joint, etc.), vous devez :

  • agir immédiatement pour stopper la fuite ;
  • prévenir votre assurance habitation ;
  • informer les personnes impactées (voisin du dessous, copropriété).

Même si les dégâts sont limités chez vous, votre responsabilité peut être engagée si d’autres logements sont touchés.

Si la fuite vient du voisin

Si l’eau provient du logement du voisin d’au-dessus ou d’à côté, il est important de :

  • prévenir rapidement le voisin concerné pour qu’il puisse intervenir ;
  • échanger les informations nécessaires (coordonnées, assurance) ;
  • remplir un constat amiable si plusieurs logements sont impactés.

En cas d’absence du voisin, le syndic ou le gardien peut être sollicité pour accéder au logement en urgence.

Si la fuite concerne les parties communes

Lorsque la fuite provient des parties communes (toiture, canalisation collective, etc.), vous devez contacter :

  • le syndic de copropriété ;
  • éventuellement le gardien ou le gestionnaire de l’immeuble.

Le syndic se charge alors d’engager les démarches nécessaires et de déclarer le sinistre auprès de l’assurance de la copropriété.

Comprendre l’origine et la responsabilité du dégât des eaux

Identifier l’origine du sinistre permet de définir les responsabilités.

Fuite, infiltration, débordement : quelles différences ?

Tous les dégâts des eaux ne se ressemblent pas. Leur origine peut varier :

  • une fuite correspond généralement à une rupture ou un défaut sur une canalisation, un joint ou un équipement (lave-linge, chauffe-eau, etc.) ;
  • une infiltration provient souvent de l’extérieur (toiture, façade, terrasse, etc.), avec une pénétration progressive de l’eau dans le bâtiment ;
  • un débordement est lié à un appareil ou un équipement (baignoire, évier, machine à laver, etc.) qui laisse échapper de l’eau.

Cette distinction impacte les modalités de prise en charge du dégât des eaux par l’assurance.

Responsabilité selon les situations

La responsabilité dépend de l’origine du dégât des eaux et de la nature des équipements concernés.

De manière générale, le locataire est responsable de l’entretien courant (joints, siphons, équipements d’usage), tandis que le propriétaire prend en charge les éléments liés à la structure ou à la vétusté (canalisations encastrées, toiture, etc.).

En copropriété, certaines réparations relèvent des parties communes. Dans certains cas, une expertise s’avère nécessaire pour déterminer la responsabilité.

Que prévoit la convention IRSI ?

Pour simplifier la gestion des dégâts des eaux dans les immeubles, les assureurs s’appuient sur une convention appelée IRSI (Indemnisation et Recours des Sinistres Immeubles).

Cette convention permet de :

  • désigner plus rapidement l’assureur chargé de gérer le sinistre ;
  • éviter les conflits entre assurances ;
  • accélérer l’indemnisation pour les sinistres de faible à moyen montant.

Pour l’occupant, cela signifie que les démarches sont généralement simplifiées, même si plusieurs logements sont concernés.

Après le sinistre : comment se déroule la prise en charge ?

Une fois la déclaration effectuée, l’objectif consiste à évaluer les dommages, à organiser les réparations et à déterminer les modalités d’indemnisation.

Expertise et évaluation des dommages

Selon l’importance du sinistre, l’assurance peut missionner un expert. Son rôle est d’identifier l’origine du sinistre et d’évaluer les dommages ainsi que leur coût.

En général, pour les sinistres inférieurs à 1 600 €, une expertise n’est pas systématique. L’assureur peut se baser sur les éléments fournis (photos, factures, constat amiable).

Réparation et remise en état

Les travaux peuvent concerner :

  • la réparation de la cause du sinistre (fuite, canalisation, équipement) ;
  • la remise en état des surfaces endommagées (murs, sols, plafonds) ;
  • le remplacement éventuel de certains biens.

Nous vous encourageons à attendre :

  • l’accord de l’assurance avant d’engager des réparations importantes, sauf urgence, pour sécuriser le logement ;
  • que les matériaux aient séché avant d’entamer les travaux de réparation

Indemnisation : ce que couvre l’assurance habitation

Le niveau d’indemnisation dépend des garanties prévues et de la valeur déclarée des biens dans votre contrat d’assurance habitation.

De manière générale, elle peut couvrir :

  • les dommages causés par l’eau (murs, sols, plafonds) ;
  • certains biens endommagés ;
  • les frais liés aux réparations.

Toutefois, des limites existent :

  • certaines causes peuvent être exclues (défaut d’entretien, infiltration lente non déclarée, etc.) ;
  • une franchise peut rester à votre charge.

Durée d’une indemnisation

L’indemnisation intervient généralement en quelques semaines pour un sinistre simple, mais peut prendre plusieurs mois en cas d’expertise ou de litige.

Comment prévenir les dégâts des eaux dans son logement ?

Un dégât des eaux s’anticipe souvent par des vérifications simples et régulières :

  • vérifier l’état des joints (robinets, douche, baignoire, etc.) et les reprendre tous les 2 à 3 ans ;
  • surveiller les équipements (lave-linge, lave-vaisselle, etc.) et leurs raccordements ;
  • contrôler les canalisations visibles et repérer toute trace d’humidité ;
  • entretenir les installations de plomberie ;
  • éviter de laisser un logement sans surveillance prolongée sans précautions.

Une fuite peut rester invisible plusieurs jours avant de provoquer des dommages importants.

Au-delà de l’urgence, un dégât des eaux révèle souvent l’état réel des installations et les points de fragilité d’un logement. Tirer les enseignements du sinistre permet d’éviter qu’il ne se reproduise et de sécuriser durablement son habitat.

FAQ : nos réponses aux questions fréquentes sur le dégât des eaux

Que faire si l’origine des dégâts n’est pas visible ?

Lorsque l’origine du dégât des eaux n’est pas identifiable, commencez par déclarer le sinistre à votre assurance habitation et prévenez les personnes concernées (voisin, syndic, propriétaire).

Une recherche de fuite peut être nécessaire pour localiser l’origine du problème. Selon les contrats, cette intervention peut être prise en charge en tout ou partie par l’assurance.

En cas de doute, évitez toute intervention intrusive avant l’accord de l’assureur.

Est-ce qu’un dégât des eaux est soumis à une franchise ?

Oui, la plupart des contrats d’assurance habitation prévoient une franchise en cas de dégât des eaux.

La franchise correspond à la part des dommages qui reste à votre charge après indemnisation. Son montant est fixé dans le contrat et varie selon les garanties souscrites.

Vérifiez les conditions de votre contrat pour connaître le montant applicable.

Que faire si l’assurance refuse d’indemniser ?

Un refus d’indemnisation peut intervenir dans certains cas : absence de garantie, exclusion prévue au contrat ou non-respect des obligations (déclaration tardive, défaut d’entretien, etc.).

Dans cette situation, vous pouvez :

  • vérifier les conditions de votre contrat ;
  • demander des explications écrites à votre assureur ;
  • contester la décision en apportant des éléments complémentaires ;
  • saisir le médiateur de l’assurance en cas de désaccord persistant.

Qui paie si le dégât des eaux vient d’un voisin absent ?

Si le dégât des eaux provient d’un logement voisin inoccupé, alertez rapidement le syndic ou le gestionnaire de l’immeuble.

Le syndic peut organiser l’accès au logement en cas d’urgence afin de stopper la fuite.

En matière d’indemnisation, c’est généralement l’assurance du logement à l’origine du sinistre qui intervient, même en l’absence du voisin. En effet, la convention entre assureurs permet ensuite de faciliter la gestion du dossier et la répartition des responsabilités.

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