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En hiver, la pollution intérieure est plus importante : pourquoi et comment agir dans son logement

Publié le 19 décembre 2025

Lorsque les températures baissent, nous fermons davantage les fenêtres et passons plus de temps dans des pièces chauffées. Selon Santé publique France, les habitants passent jusqu’à 90 % de leur temps dans des environnements clos en période froide. Cette diminution du renouvellement d’air contribue à l’augmentation des polluants dans les logements : COV émis par les matériaux, humidité liée aux activités domestiques, particules issues du chauffage… En hiver, les polluants ont donc tendance à s’accumuler plus vite, tandis que leur dispersion se réduit.

Pourquoi la pollution intérieure augmente en hiver ?

1. Une aération moins fréquente

Les recommandations officielles rappellent qu’il faut aérer au moins 10 minutes par jour, même en hiver (Ministère de la Santé).
Or, par crainte de perdre de la chaleur, les habitants ouvrent beaucoup moins les fenêtres. La concentration en polluants augmente alors plus rapidement :

  • formaldéhyde émis par les matériaux,
  • polluants issus des produits ménagers ou des activités de bricolage,
  • humidité produite par la cuisine, la douche ou le séchage du linge.

2. Un usage intensif du chauffage

Le chauffage au bois ou les appareils à combustion sont davantage sollicités en hiver. Le Ministère de la Santé et l’ADEME rappellent qu’un appareil mal réglé ou mal entretenu peut émettre :

  • particules fines,
  • monoxyde de carbone,
  • oxydes d’azote.

Un ramonage annuel reste obligatoire pour limiter ces risques.

3. Un excès d’humidité dans les pièces chauffées

En hiver, l’air extérieur est plus froid, donc plus sec. Lorsque cet air entre dans le logement sans renouvellement suffisant, il ne compense pas l’humidité produite par les activités quotidiennes.
L’ADEME confirme que l’humidité favorise le développement de moisissures et d’acariens, qui peuvent aggraver allergies et asthme.

4. Une concentration plus importante des COV

L’ANSES rappelle que l’émission de COV est plus élevée dans les logements confinés.
En hiver, lorsque les fenêtres restent fermées, les polluants issus des meubles, revêtements et produits ménagers se dispersent moins bien. Dans certaines pièces peu ventilées, les niveaux peuvent être nettement supérieurs aux valeurs observées en été.

Quelles conséquences pour les occupants ?

Selon Santé publique France et l’ANSES, une pollution intérieure accrue en hiver peut entraîner :

  • irritations des yeux et des voies respiratoires,
  • sensation d’air « lourd » ou stagnation d’odeurs,
  • maux de tête ou inconfort,
  • aggravation de l’asthme et des allergies respiratoires,
  • risques accrus liés au monoxyde de carbone si le chauffage est défaillant.

Pour les enfants, les personnes âgées ou les personnes asthmatiques, ces périodes d’air intérieur plus chargé peuvent être particulièrement sensibles.

Comment limiter la pollution intérieure en hiver ?

Maintenir une aération quotidienne, même courte

Le Ministère de la Santé recommande d’aérer 10 minutes par jour, idéalement le matin et/ou après certaines activités (cuisine, douche). Une aération brève mais régulière ne refroidit pas durablement un logement bien chauffé.

Vérifier la ventilation

Une VMC entretenue est indispensable :

  • nettoyer les bouches d’extraction,
  • vérifier que rien n’obstrue les entrées d’air,
  • ne jamais les obturer pour « garder la chaleur ».

Une ventilation en défaut augmente à la fois l’humidité et les polluants.

Gérer l’humidité

Nous préconisons :

  • d’utiliser la hotte en cuisine,
  • de fermer la porte de la salle d’eau lors des douches,
  • de limiter le séchage du linge dans les pièces de vie,
  • d’agir rapidement en cas de condensation ou de traces de moisissures.

Entretenir les appareils de chauffage

Nous vous rappelons que :

  • le ramonage annuel est obligatoire pour les conduits de fumée,
  • un appareil mal réglé peut émettre du monoxyde de carbone,
  • un détecteur est fortement recommandé dans les logements équipés d’appareils à combustion,
  • l’obligation de faire un contrôle annuel de la chaudière par un professionnel.

Limiter les sources de pollution évitables

  • utiliser avec modération produits ménagers, encens, sprays, parfums d’intérieur,
  • choisir des produits de décoration étiquetés A+ (obligation réglementaire),
  • éviter de peindre ou de vernir de grandes surfaces si vous n’avez pas la possibilité d’aérer.

Ce que QUALITEL retient pour l’habitant

En hiver, la qualité de l’air intérieur dépend directement :

  • du renouvellement d’air,
  • de la gestion de l’humidité,
  • de l’entretien du chauffage,
  • et du choix de produits peu émissifs.

Ces gestes, simples et réguliers, améliorent à la fois la  qualité de vie, la santé respiratoire, et contribuent à préserver le logement (prévention de la condensation, des moisissures, des dégradations).

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