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7 questions pour bien comprendre le diagnostic assainissement

7 questions pour bien comprendre le diagnostic assainissement

Selon le ministère de la Transition écologique et solidaire, 5 millions de logements français ne sont pas raccordés au réseau public de collecte des eaux usées. C’est votre cas et vous souhaitez vendre ou acheter une maison individuelle dans cette configuration ? Un diagnostic assainissement est obligatoire. Suivez le guide !

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Un diagnostic assainissement, mais pour quoi faire ?

Lorsque votre maison n’est pas raccordée au tout-à-l’égout (15% à 20% de la population française), vous devez faire contrôler votre système d’assainissement non-collectif (fosses septiques, système d’épandage souterrain, bacs à graisses, etc.) avant de pouvoir vendre votre logement. Cette obligation permet de s’assurer que les rejets d’eaux usées (douche, vaisselle, toilettes) sont bien évacués correctement et sans risque de troubles pour l’environnement.

Si vous êtes vendeur, vous devez fournir au notaire un rapport de visite du SPANC (Service public d’assainissement non collectif) daté de moins de 3 ans attestant que le contrôle de l’installation sanitaire est conforme. Ce rapport est à joindre au dossier des diagnostics au même titre que le diagnostic de performance énergétique (DPE), le diagnostic électrique, le diagnostic plomb, etc.

Si le contrôle n’a pas été fait ou qu’il date de plus de 3 ans, vous devez, à vos frais, contacter le SPANC de la commune où se situe la maison pour réaliser le contrôle de conformité de l’installation sanitaire. Vous devrez alors fournir tous les documents liés à votre installation et laisser accéder les agents du SPANC à votre propriété (article L. 1331-11 du code de la santé publique).

Sans ce rapport la vente est normalement non envisageable.

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Que contrôlent les agents du SPANC ?

L’arrêté du 7 septembre 2009 fixe les modalités techniques de contrôle des installations d’assainissement non collectif.

Il existe trois types de contrôles des installations d’assainissement non collectif

Pour les installations ayant déjà fait l’objet d’un contrôle

Il faut s’astreindre à un contrôle périodique selon les modalités fixées à l’article 3 qui stipule que les installations doivent permettre le traitement commun de l’ensemble des eaux usées de nature domestique constituées des eaux-vannes et des eaux ménagères produites par l’immeuble ou la maison.

Lorsque votre installation date d’avant le 31 décembre 1998 le diagnostic consiste à :

  • « Identifier, localiser et caractériser les dispositifs constituant l’installation,
  • Repérer l’accessibilité et les défauts d’entretien et d’usure éventuels,
  • Vérifier le respect des prescriptions techniques réglementaires en vigueur lors de la réalisation ou la réhabilitation de l’installation,
  • Constater que le fonctionnement de l’installation n’entraîne pas de risques environnementaux, sanitaires ou de nuisances ».

Au total, ce sont seize points de contrôles qui sont vérifiés a minima selon les modalités définies dans l’article 4 de l’arrêté.

Si votre installation a été installée ou réhabilitée après le 31 décembre 1998, aux contrôles cités ci-dessus s’ajoutent les suivants :

  • « Vérifier/valider l’adaptation de l’installation en place au type d’usage, aux contraintes sanitaires et environnementales, aux exigences et à la sensibilité du milieu, aux caractéristiques du terrain et à l’immeuble desservi,
  • Vérifier l’autorisation communale, le cas échéant, et l’existence d’étude hydrogéologique si nécessaire,
  • Vérifier l’autorisation du propriétaire ou du gestionnaire du milieu récepteur et l’étude particulière, le cas échéant ».

Dans ce cas, il y a donc 19 points de contrôles réalisés par les agents du SPANC selon les modalités définies dans l’article 5 de l’arrêté. Pour aller plus loin, consultez le tableau détaillé en annexe de l’arrêté.

Que se passe-t-il à la suite du contrôle ?

Votre commune regroupe les observations réalisées au cours de la visite dans un rapport. Elle y évalue les risques pour la santé et les risques de pollution de l’environnement présentés par votre installation. Si nécessaire, elle vous adresse en tant que propriétaire (article 6 de l’arrêté du 7 septembre 2009) :

  • « Des recommandations sur l’accessibilité, l’entretien ou la nécessité de faire des modifications,
  • En cas de risques sanitaires et environnementaux dûment constatés, la liste des travaux classés, le cas échéant, par ordre de priorité ».
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Quelles sont les limites du diagnostic ?

Ce diagnostic est à faire au moment de la vente de votre maison. Mais pour préserver l’environnement et avoir un logement sain, sûr et éco-responsable, n’oubliez pas d’entretenir régulièrement votre système d’assainissement non collectif.

Renseignez-vous auprès de votre commune : le SPANC vérifie le bon fonctionnement et l’entretien de votre installation au moins une fois tous les 10 ans et détermine la date de vérification.

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Combien de temps est-il valable ?

Le diagnostic doit dater de moins de 3 ans au moment de la signature de la promesse de vente ou de l’acte de vente.

Si vous ne disposez pas d’un rapport du SPANC daté de moins de trois ans, prenez rendez-vous avec celui de votre commune, seul habilité à effectuer le contrôle de conformité de votre installation et à établir le diagnostic à délivrer à l’acquéreur au moment de la vente.

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Quand est-il obligatoire ?

Depuis le 1er janvier 2011, en tant que propriétaire vous devez faire annexer à la promesse de vente de votre maison ou à l’acte authentique de vente, le rapport du contrôle de conformité de votre système d’assainissement non collectif délivré par le SPANC. Ce document s’ajoute aux sept autres diagnostics (amiante, plomb, gaz, termites, risques naturels et technologiques, installations électriques, performances énergétiques) du dossier de diagnostic technique immobilier.

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Si vous êtes vendeur, quel est l’impact du diagnostic assainissement ?

Contrairement aux autres diagnostics immobiliers qui n’obligent pas à la réalisation des travaux, ceux notifiés dans le diagnostic assainissement sont obligatoires. En cas de danger sanitaire ou de risque environnemental, des travaux de mise en conformité pour les installations non conformes doivent être réalisés dans un délai d’un an en cas de vente du bien. Ces travaux sont à la charge du vendeur. Si vous ne voulez pas les faire, l’acheteur est libre de casser la vente ou de négocier l’achat.

Il est possible de demander l’Eco-prêt à taux zéro  qui a été remanié et prolongé jusqu’en 2021. A noter toutefois que seules les résidences principales construites avant le 1er janvier 1990 peuvent en bénéficier, qu’elles soient occupées par le propriétaire, le locataire, des occupants gratuits ou en copropriété, en France métropolitaine ou en Outre-Mer. Ce dispositif vaut pour des travaux de réhabilitation de votre système d’assainissement non collectif par des dispositifs ne consommant pas d’énergie. Vous pourrez emprunter au maximum 10 000 € sur 10 ans, sans condition de revenus. A l’inverse d’autres travaux énergétiques, il n’est pas obligatoire de faire appel à une entreprise labellisée Reconnu garant de l’environnement (RGE). Mais nous vous recommandons de choisir un artisan RGE dans une démarche éco-responsable.

D'autres aides existent :

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Si vous êtes acheteur, quelles sont les conséquences du diagnostic ?

Avant de démarrer la mise aux normes, obligatoirement dans l’année qui suit la signature de l’acte de vente, vous devez soumettre votre projet de réhabilitation au SPANC de votre commune qui atteste de sa conformité. A lui aussi de vérifier que tout sera réalisé dans les règles de l’art.

Commencez par consulter au minimum deux entreprises et n’hésitez pas à demander des devis détaillés pour éviter toute mauvaise surprise. Demandez également les preuves de l’agrément de l’entreprise choisie (assurances, attestations de la société), afin de vérifier que le dispositif peut être réglementairement réalisé. A la fin des travaux, n’oubliez pas de signer le bon de réception déterminant la date de démarrage des trois assurances à savoir : la garantie décennale, la garantie de bon fonctionnement (valable 2 ans) et la garantie de parfait achèvement (valable 1 an). Pour être incollable sur la question, consultez le guide réalisé par le département « Assainissement non collectif » du ministère de la Transition écologique et solidaire.

 

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