Comment bien choisir vos revêtements de sol ?
Au sommaire :
Que faut-il savoir sur le carrelage ?

Que faut-il savoir sur le carrelage ?

Facile d’entretien, apprécié pour la diversité de ses couleurs, de ses formats et de ses finitions, le carrelage a sa place dans toutes les pièces d’un logement. Nos experts vous livrent leurs conseils pour vous guider dans vos recherches et vous permettre de trouver le carrelage le plus adapté à vos usages.

1

Quels sont les différents types de carrelage ?

Longtemps cantonnés aux salles d’eau ou à la cuisine, ces revêtements investissent désormais toutes les pièces de la maison. Le carrelage peut être en différents matériaux, avec chacun leurs avantages et leurs inconvénients.

Le grès cérame

Matériau de prédilection des fabricants, le grès cérame est constitué d’argile et de silice, pressé et cuit à haute température. Il est réputé pour sa haute résistance aux chocs, sa capacité à imiter d’autres matériaux (bois, béton), mais aussi sa résistance au gel et à l’eau. Vous pouvez le poser à l’intérieur comme à l’extérieur. Sa variante, le grès cérame émaillé, matériau star dans l’habitat, possède une couche d’émail supplémentaire, qui le rend légèrement plus fragile. En revanche, il vous offre de multiples possibilités décoratives.

La terre cuite

Produit naturel exclusivement constitué d’argile sans adjonction de substances chimiques, le carrelage en terre cuite apporte une touche authentique et rustique à votre habitat. De par sa nature poreuse, il nécessite un traitement hydrofuge et oléofuge pour résister à l’humidité et aux matières grasses. Initialement beige, il tend vers le rouge vif avec le temps et est apprécié pour sa patine naturelle et ses formats en tomettes, octogonal à cabochon ou en carreau.

La pierre naturelle

La pierre naturelle

D’une solidité à toute épreuve, la pierre naturelle s’adapte aux conditions climatiques extérieures. Contrairement aux carrelages industriels, les pierres ne sont pas régulières ni numérotées : leur pose nécessite une attention particulière ! Vous aurez le choix entre le marbre, le granit, l’ardoise, ou encore la pierre calcaire. A noter que la pierre naturelle est un parfait conducteur thermique, idéal pour les planchers chauffants. Elle nécessite, néanmoins, un entretien plus régulier et son aspect change avec le temps.

Le carreau de ciment

Mélange de pâte de ciment, de sable et de poudre de marbre, le carreau de ciment apportera une note rétro à votre intérieur. Il est apprécié pour sa grande variété de motifs (géométriques, floraux, arabesques) et sa résistance à l’usure dans les lieux de fort passage. Attention toutefois à le traiter à l’hydrofuge et à l’oléofuge après la pose pour préserver sa couleur d’origine.

2

Quels sont les repères de qualité d’un bon carrelage ?

Le classement UPEC

Les produits fabriqués depuis le 1er janvier 2018 et certifiés sont marqués QB-UPEC. Cet indice UPEC est un classement de durabilité. Il comprend quatre critères pour définir qu’un carrelage est adapté à une pièce donnée :

  • l’Usure (U),
  • la résistance au Poinçonnement (P),
  • la résistance à l’Eau et à l’humidité (E),
  • et la résistance aux produits Chimiques (C).

C’est un bon repère d’adéquation entre un produit et une pièce. Son indice doit être au moins égal à celui défini par le guide du CSTB pour la pièce à laquelle il est destiné. Il est recommandé :

  • pour la cuisine, buanderie, le coin cuisine attenant à un séjour : U2S P3 E2 C2
  • pour la salle d’eau ou de bain, la douche, les WC : U2S P2 E2 C1

Voici quelques indications pour vous aider à comprendre : plus le chiffre associé à la lettre est élevé, plus le revêtement peut résister à l’agent d’agression symbolisé par la lettre.

À noter : les carreaux en terre cuite ne sont pas concernés par le classement UPEC.

Le classement PEI

Le PEI est un classement développé par le Porcelain Enamel Institute, et est déterminé par la norme NF EN ISO 10545-7. Le PEI n’est valable que pour les carreaux émaillés : sont ainsi exclus les carrelages en grès cérame pleine masse. Le PEI classe les carrelages selon leur capacité de résistance à l’abrasion de surface. Il permet de déterminer si le carreau est adapté au mur ou au sol, et quel type de sollicitations il peut supporter. Grâce à ce classement, vous saurez si le carrelage que vous choisissez est adapté à l’usage que vous en ferez.

Notre conseil

Pour vous aider dans vos recherches, n’hésitez pas à consulter le tableau du Centre scientifique et technique du bâtiment. Il vous permettra de connaître le classement UPEC des carrelages en fonction des locaux.

Rénovation d’une salle de bain

Guide de rénovation
3

À quoi devez-vous veiller lors du choix du carrelage si vous avez un plancher chauffant ?

Le choix du revêtement de sol a un impact sur le rendement de l’installation du chauffage au sol. Le carrelage – notamment le grès cérame et la pierre naturelle qui sont des conducteurs thermiques naturels – est le plus adapté à un plancher chauffant. Le grès cérame a une conductivité thermique de 1,3 W/(mK) environ. En comparaison, elle est de 0,16 W/(mK) pour le parquet stratifié. Moins le matériau sera isolant, meilleure sera la capacité de chauffe de votre chauffage au sol.

4

Quelles précautions prendre pour l’isolation phonique ?

Pour limiter les bruits d’impact tels que la marche ou la chute d’un objet, nos experts vous recommandent d’isoler votre plancher, particulièrement lorsque vous équipez votre logement de carrelage. En effet, un revêtement de sol souple atténue les bruits à l’inverse des sols durs comme le parquet ou le carrelage. La solution la moins coûteuse et la plus simple : mettre une sous-couche acoustique sous le carrelage présentée en rouleaux ou en plaques. Cette sous-couche en matériau résilient se pose en continu, bord à bord, entre la dalle support et le carrelage. L’atténuation des bruits de choc dépend de l’épaisseur de la sous-couche. Vous avez la possibilité de poser cette sous-couche sur un ancien carrelage ou un plancher chauffant.

Attention. Pour éviter la propagation des bruits d’impact à travers le bâtiment, une désolidarisation latérale s’impose. La norme NF DTU 52.10 prévoit que la pose des bandes de désolidarisation doit dépasser d’au moins 2 centimètres la surface finie du sol, y compris le revêtement. Vous pouvez effectuer la désolidarisation en relevant la sous-couche isolante sur les parois verticales de l’ensemble des pièces.

Rénovation de cuisine

Guide de rénovation
5

Quels sont les différents modes de pose du carrelage ?

Les méthodes traditionnelles

La « pose scellée » consiste à coller les carreaux directement sur la chape avant qu’elle ne soit sèche. Cette technique permet de rattraper des différences de niveau sur des sols déformés et est particulièrement adaptée pour les carreaux de grande dimension. Nos experts vous recommandent néanmoins de faire appel à un artisan carreleur car la méthode traditionnelle nécessite une expertise pour sa mise en œuvre. A noter également qu’elle n’est pas adaptée pour les sols chauffants.

La « pose collée » est la technique de pose la plus utilisée aujourd’hui. Elle consiste à poser du mortier-colle sur un ancien carrelage ou une chape déjà existante, à l’aide d’un peigne, et de poser le carreau. Attention, la surface doit être parfaitement plate, lisse et propre. Si tel n’est pas le cas, vous devez impérativement uniformiser le sol, c’est ce que l’on appelle le ragréage. Cette technique est plus rapide que la pose scellée et assure une capacité d’adhérence durable.

Un nouveau procédé de pose

Le carrelage clipsable. Exit la colle et les joints, grâce au carrelage clipsable ! Grâce à des clips, les carreaux s’emboîtent facilement à l’aide de crans mâle et femelle. Ce carrelage s’adapte à tout type de support, à condition que la surface soit bien plane. Autre avantage, il peut y avoir un joint étanche intégré, ce qui permet de le poser dans les pièces humides. Idéal pour limiter la durée des travaux, vous devez néanmoins savoir que le carrelage clipsable est moins résistant et supporte moins de charge qu’un carrelage « classique ». Son prix est encore assez élevé et, même si certains modèles sont équipés d’un isolant phonique, le bruit de pas est moins contenu qu’avec un carrelage collé ou scellé.

Faites attention au choix du joint de carrelage

Le joint de carrelage protège vos carreaux des fissures et de l’eau. Il protège également le revêtement contre l’eau, la saleté et les moisissures. Sachez que le document technique unifié utilisé par les professionnels (DTU) et le Cahier de prescription technique n’autorisent pas la pose à « joints nuls ». Sur l’emballage, les fabricants précisent la largeur des joints à installer entre les carreaux.

6

Veillez au choix des produits utilisés

L’air intérieur est 5 à 7 fois plus pollué qu’à l’extérieur selon l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur. Veillez à utiliser des produits de qualité, à faible émission polluante.

Pour connaître l’impact de votre carrelage sur la qualité de l’air de votre intérieur, fiez-vous à l’étiquetage sanitairequi classe les produits de construction en contact avec l’air de A+ à C. L’étiquette A+ correspond à la plus faible émission de polluants appelés composés organiques volatils (COV), l’étiquette C, à la plus forte émission. Depuis le 1er janvier 2012 (lois Grenelle I et II), la réglementation impose aux fabricants d’indiquer sur l’emballage des produits concernés (revêtements de sol, mur ou plafond, produits d’isolation…) avec une étiquette spécifique « Émissions dans l’air intérieur ».

Bien choisir vos équipements & matériaux

Découvrez nos autres fiches

Voir tous nos guides
Voir tous nos guides

À lire aussi

close Created with Sketch.
Created with Lunacy
Recevez chaque mois nos conseils de saison

Nouveau – Découvrez notre programme de formation gratuit dédié à la rénovation énergétique en copropriété

close Created with Sketch.