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Travaux : 5 conseils pour préserver la qualité de l’air

Modifié le 21 janvier 2026

Saviez-vous que la qualité de l’air intérieur peut affecter notre santé ? Les travaux dans un logement peuvent augmenter la présence de poussières et de polluants. Découvrez 5 conseils pour assainir l’air pendant et après un chantier.

L’essentiel

  • Les travaux peuvent dégrader fortement la qualité de l’air intérieur en augmentant poussières et polluants.
  • Le choix de matériaux faiblement émissifs (étiquette A+) est déterminant pour limiter les COV.
  • Aérer et ventiler quotidiennement permet de renouveler l’air et de réguler l’hygrométrie.
  • Le port d’équipements de protection adaptés réduit l’exposition aux poussières et substances nocives.
  • Attendre avant de réoccuper les pièces rénovées limite l’inhalation de polluants résiduels.
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Lisez les étiquettes des produits

Il est primordial de bien lire les étiquettes des produits utilisés avant de les acheter.

Depuis 2013, les produits de construction et de décoration destinés à un usage intérieur doivent être étiquetés sur leurs émissions de polluants volatils et particules. Les 11 polluants volatils pris en considération par cet étiquetage sont le formaldéhyde, l’acétaldéhyde, le toluène, le tetrachloroéthylène, le xylène, le butoxyéthanol, le styrène, les composés organiques volatils totaux (COVT) et trois dérivés du benzène   : le triméthylbenzène, le dichlorobenzène et l’éthylbenzène.

Sur les étiquettes sanitaires, les produits sont classés par catégories allant de A+ à C. Les matériaux A+ sont ceux qui émettent le moins de COV (composés organiques volatils) et donc les plus recommandés pour éviter la pollution de votre air intérieur.

Attention à bien respecter les modalités d’utilisation figurant sur les emballages et les notices de ces produits. Elles vous indiquent les quantités à utiliser, les éventuels allergènes et les règles de sécurité. Ces dernières sont détaillées dans la fiche de données de sécurité qui regroupe l’ensemble des informations relatives aux risques et dangers dans l’utilisation du produit.

Même si vous avez vérifié les caractéristiques d’un produit avant de l’utiliser pour vos travaux, gardez également en tête le fait qu’il faut éviter de le mélanger avec d’autres substances actives inadaptées, au risque de provoquer des émanations toxiques et de polluer votre air intérieur.

Veillez à entreposer correctement les matériaux utilisés pendant vos travaux. En effet, les matériaux poreux (isolants, moquettes…) peuvent emmagasiner les polluants de l’air ambiant et les restituer plus tard, ils doivent donc être rangés à l’abri des produits émissifs. Notre conseil ? Stockez les produits les plus émissifs à l’extérieur, en les mettant tout de même à l’abri des intempéries et de la chaleur.

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Aérez correctement et ventilez

Durant les travaux, l’aération et la ventilation de votre logement sont essentielles pour éviter une mauvaise qualité de l’air. Il faut garder, le plus souvent possible, les fenêtres ouvertes, pour évacuer le trop plein de polluants et renouveler l’air.

Si c’est l’hiver et qu’il fait trop froid, aérez au minimum une fois le matin pour faire entrer de l’air neuf. Puis aérez une seconde fois le soir pour évacuer l’air vicié de la journée de travaux et ainsi renouveler l’air ambiant avec de l’air extérieur plus « sain » et sans surcharge de dioxyde de carbone.

Notez que l’aération du logement permet aussi de réguler l’hygrométrie intérieure, soit le taux d’humidité présent dans l’air. Faire baisser l’humidité chez vous permet notamment d’optimiser le séchage des peintures fraiches et d’éviter le développement des moisissures. L’ADEME (agence de la transition écologique) recommande, dans tous les cas, d’aérer quotidiennement 5 à 10 minutes le matin et le soir.

Une ventilation efficace est un levier simple et gratuit pour améliorer durablement la qualité de l’air intérieur.

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Protégez-vous avec un masque

Certains types de travaux nécessitent de protéger vos voies respiratoires avec un masque. C’est le cas par exemple de la découpe du bois, du ponçage et de l’abattage de cloisons en plaque de plâtre (qui génèrent beaucoup de poussières), de la pose d’isolant dont les fibres ne doivent pas être inhalées ou encore de la peinture qui émet des COV lorsqu’elle sèche.

Si vous en avez la possibilité, utilisez des équipements (scies, ponceuses, etc.) équipés d’aspirateurs à poussière pour réduire leur diffusion dans l’air.

En cas de résidus fortement volatils, une solution est d’humidifier la zone des travaux (à l’aide d’un linge ou d’une serpillère).

Attention, il faut faire la différence entre un masque filtrant et un masque isolant (qui est alimenté en air). Pour vos travaux, le mieux est d’opter pour un masque filtrant, il en existe plusieurs types   :

  • demi-masque jetable (FFP1 à FFP3) ;
  • demi-masque à cartouche ;
  • masque complet.

Veillez à bien ajuster votre masque au niveau des sangles et des élastiques, et à respecter la date de péremption.

En complément, vous pouvez porter d’autres EPI (équipements de protection individuelle) : une combinaison pour limiter le dépôt de poussière sur vos vêtements, des gants pour protéger vos mains et une paire de lunettes pour ne pas avoir de particules dans les yeux.

En effectuant des travaux chez vous, vous pouvez être exposé à des fibres d’amiante. Malgré son interdiction en France depuis 1997, des matériaux dans les bâtiments construits en amont peuvent en contenir (plaques de faux plafonds, revêtements de sols, canalisations, etc.). Référez-vous au diagnostic amiante de votre logement pour en savoir plus.

Afin de préserver votre santé, toute manipulation de matériaux amiantés est fortement déconseillée. Ils doivent être retirés par un professionnel qualifié. La protection respiratoire est indispensable pour préserver votre santé sur le long terme.

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Nettoyez régulièrement le chantier

Le nettoyage régulier du chantier est une étape importante pour lutter contre toute source de pollution de l’air intérieur de votre domicile pendant toute la durée des travaux   !

La première étape est de dépoussiérer au maximum avec un aspirateur. Attention à ne pas utiliser votre aspirateur ménager qui n’est pas adapté pour ces résidus parfois très fins alors que les aspirateurs de chantiers sont munis d’un filtre HEPA (High Efficiency Particulate Air).

Ensuite, pour éliminer les restes de poussières et résidus de plâtre, de fibres de bois et de fibres de matériaux isolants, passez au nettoyage humide avec une serpillère mouillée.

Côté produits d’entretien, suivez nos conseils pour bien les choisir et ne pas polluer davantage votre environnement intérieur.

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Quels produits d’entretien choisir et comment les utiliser ?

Conseils au quotidien

Lors d’une rénovation ou d’un agrandissement, il se dégage parfois une mauvaise odeur une fois les travaux terminés. Cette odeur est souvent liée aux produits utilisés (peintures, joints, etc.). Vous pourriez être tenté de la masquer par l’emploi de parfums de synthèse, de bougies ou d’encens.

Mais attention, ils libèrent eux aussi des COV et s’avèrent donc polluants pour l’air ambiant. Pour en savoir plus, suivez les conseils de nos experts sur les composés organiques volatils (COV).

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Attendez quelques jours avant d’occuper de nouveau les pièces des travaux

L’idéal pour ne pas respirer un air chargé en poussières et en COV est d’attendre quelques jours avant d’occuper les pièces neuves ou rénovées. Sur la durée, cela dépend du type de travaux, mais le plus longtemps est le mieux   !

Entre les peintures d’intérieur, les colles des revêtements et certains meubles (notamment neufs) qui diffusent des COV dans l’air, il vaut mieux aérer au maximum et ne pas dormir dans ces pièces juste après la fin des travaux. Évitez aussi l’accumulation des meubles neufs dans une seule pièce pour ne pas faire grimper la pollution intérieure.

Parlez-en avec vos professionnels et artisans

Demandez directement aux artisans et professionnels du chantier leurs recommandations sur les précautions à prendre vis-à-vis de la pollution de l’air en fonction des produits utilisés. Suivez leurs précieux conseils pour éviter une mauvaise qualité de l’air chez vous.

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FAQ Préserver la qualité de l'air chez soi : nos réponses à vos questions

Comment puis-je améliorer la qualité de l'air intérieur de mon logement ?

Pour améliorer la qualité de l’air intérieur, il est essentiel d’assurer une bonne ventilation quotidienne, même en hiver. Aérez votre logement au moins dix minutes par jour, entretenez régulièrement votre système de ventilation et évitez l’accumulation d’humidité.

Limitez également les sources de pollution intérieure comme les produits ménagers agressifs, le tabac ou les bougies parfumées. Des gestes simples permettent déjà de respirer un air plus sain.

Quels sont les symptômes d'une mauvaise qualité de l'air ?

Une mauvaise qualité de l’air intérieur peut provoquer des maux de tête, de la fatigue, des irritations des yeux, du nez ou de la gorge, ainsi que des troubles respiratoires. Elle peut aussi aggraver les allergies ou l’asthme.

Dans le logement, des signes comme la condensation sur les fenêtres, les mauvaises odeurs persistantes ou l’apparition de moisissures sont également des indicateurs à ne pas négliger.

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En résumé

Les travaux peuvent fortement dégrader la qualité de l’air intérieur en générant poussières et polluants. Pour limiter ces effets, il est essentiel de choisir des produits peu émissifs, d’aérer quotidiennement, de se protéger avec des équipements adaptés, de nettoyer régulièrement le chantier et d’attendre avant de réoccuper les pièces rénovées.

Ces gestes simples contribuent à préserver la santé des occupants et à assainir durablement l’air du logement.

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