Tout savoir sur l’isolation
Au sommaire :
Comment bien choisir les isolants thermiques de votre logement ?

Comment bien choisir les isolants thermiques de votre logement ?

Le confort thermique est un sujet d’insatisfaction chez 32 % des Français selon le Baromètre QUALITEL. Face à ce problème, une des solutions est de renforcer l’isolation thermique de votre maison ou de votre appartement. Quels sont les matériaux à utiliser pour bien isoler bien isoler son habitat ? Quel type d’isolation est le plus adapté ? Nos experts vous expliquent tout pour vous aider à améliorer votre isolation et avoir un logement sain, confortable et éco-responsable.

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Pourquoi le choix des isolants thermiques est important ?

Une bonne isolation thermique de votre logement est essentielle pour gagner en confort et réaliser des économies d’énergie. En hiver, améliorer votre isolation vous permet de lutter contre les déperditions de chaleur intérieure. En été, cela ralentit la transmission de la chaleur extérieure par les parois.

Démarrez par un diagnostic de votre logement pour évaluer comment l’isoler efficacement grâce à des travaux de rénovation. Plusieurs éléments de votre habitation sont à vérifier pour déterminer leurs performances thermiques   :

  • Le toit   : environ 25 à 30   % des pertes de chaleur se font par la toiture et les plafonds.
  • Les murs    : ils sont responsables de 20   % à 25   % des déperditions thermiques.
  • Le renouvellement de l’air (ventilation) et l’aération. Ils restent essentiels pour un air intérieur renouvelé et donc plus sain, mais peuvent faire perdre jusqu’à 25   % de chaleur.
  • Les fenêtres   : elles sont responsables de 10 à 15   % des déperditions. Mieux vaut choisir un double vitrage et bien vérifier l’état des menuiseries.
  • Le sol   : il peut faire perdre 7 à 10   % de chaleur.
  • Un pont thermique   : il vous fera perdre 5   % à 10   % de chaleur.

Le saviez-vous   ? 58   % des Français ont régulièrement trop chaud dans leur logement. Et 47   % déclarent avoir trop froid chez eux selon le Baromètre QUALITEL.

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Quels sont les différents types d’isolants thermiques ?

Isolants en laines minérales

En laine de verre, laine de roche ou en verre cellulaire, ce sont les isolants les plus utilisés. Ils présentent une très bonne efficacité en termes d’isolation thermique et acoustique, à un prix raisonnable.

Isolants en laines végétales

Liège, paille, laine de chanvre, ouate de cellulose ou laine de bois, les isolants végétaux sont des matériaux plutôt souples et très éco-responsables. Dans certains cas, pour en faire des panneaux de laines semi-rigides ou rigides, il peut être nécessaire de les conjuguer à des matières synthétiques.

Isolants en laines animales

Laine de mouton ou laine de plumes de canard, ces isolants ont subi moins de transformations industrielles que les laines classiques (verre ou roche). Des additifs et des traitements complémentaires sont toutefois nécessaires pour assurer leurs performances thermiques et leur durabilité dans le temps.

Isolants polystyrènes PSE, XPS, PUR

Les produits d’isolation en plastique alvéolaire sont d’origine organique. Ils regroupent plusieurs familles de produits isolants à cellules fermées   : Polystyrène expansé PSE, Polystyrène extrudé XPS, Polyuréthane PUR, Polyisocyanurate PIR, Phénoliques. Certains polystyrènes ou polyuréthane sont particulièrement appropriés pour les applications qui nécessitent une très forte résistance mécanique aux charges ou à l’eau à long terme. C’est notamment le cas des dallages industriels, des terrasses circulables, des terrasses végétalisées ou des toitures inversées, etc.
Comme tous les isolants, ces familles sont conformes au marquage CE et à leur norme européenne. Ils sont de plus certifiés par ACERMI.

Isolants sous vide

Dernière génération des isolants, ils offrent une très bonne performance thermique. Ils sont dédiés à l’isolation par l’intérieur. Leur faible épaisseur permet de gagner quelques centimètres et de ne pas perdre trop d’espace sur la surface habitable. L’isolant sous vide est effectivement un panneau d’isolant ultra-mince composé d’une nanopoudre de silice (matériau corps de l’isolant) enveloppé dans un film étanche puis mis sous vide.

Isolants minces

Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) classe classe l’isolant mince dans la catégorie «   complément d’isolation   ». Plusieurs désignations sont possibles   : PMR (produits minces réfléchissants), IMR (isolants minces réfléchissants), isolants minces multicouches, films thermo-réflecteurs, etc.

Utilisés seuls, ces produits ne permettent pas d’atteindre des performances d’isolation correspondant aux seuils d’exigence minimale de la réglementation thermique. Ils ne sont donc pas utilisables comme isolants thermiques à part entière mais peuvent éventuellement être associés à un autre matériau isolant.

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Quelles sont les différentes techniques d’isolation ?

Pour la couverture d’un logement

La couverture ou la toiture a pour fonction de protéger le logement. Elle repose sur la charpente. Nous vous recommandons de faire appel à un couvreur certifié. Selon le type de couverture, l’isolant thermique utilisé change   :

  • La couverture inclinée est assurée, en général, par une forte épaisseur de laine minérale disposée sous la toiture ou sur un plancher non accessible dans les combles.
  • Dans le cas d’une toiture-terrasse, il faut un matériau isolant de type polystyrène ou polyuréthane, à disposer sur la terrasse, avec une protection adéquate.

Pour les combles

Isoler les combles et la toiture reste la priorité numéro une pour viser un confort thermique optimal dans votre logement. Si vous ne les isolez pas, les autres travaux de rénovation que vous entreprendrez risquent de ne pas être efficaces. Selon l’Ademe, des combles non isolés représentent le plus gros potentiel d’économies d’énergie. En plus des règles communes édictées par le Cahier des Prescriptions Techniques CPT N°3560, il existe désormais un Document Technique d’Application (DTA) pour l’isolation des combles. Ce document indique les règles de mise en œuvre à respecter et notamment l’obligation d’utiliser des isolants semi-rigides pour l’isolation des combles aménagés.

Que l’on isole en une ou deux couches, l’objectif est de viser une résistance thermique élevée pour garantir le confort d’hiver et d’été ainsi qu’un faible niveau de consommation d’énergie.

L’isolation thermique d’un comble perdu peut être réalisée par une laine à souffler ou en panneaux de laine à dérouler. Pour garantir le confort thermique ainsi qu’une basse consommation d’énergie, hiver comme été, on préférera utiliser un isolant ayant une résistance thermique R la plus importante possible. Un pare-vapeur indépendant et continu est toujours posé du côté chauffé de la paroi. Vous devrez le prévoir impérativement en combles aménagés ainsi qu’en combles perdus. Pour finir, le CPT 3560-v2 impose la mise en œuvre d’une membrane d’étanchéité à l’air pour compléter l’isolation thermique dès lors que les combles perdus ne sont pas étanches à l’air.

Que faire si les combles sont déjà isolés ?

Si vous voulez isoler vos combles et que vous réalisez qu’ils ont déjà une couche d’isolant, la première des choses est de vérifier l’état de l’isolant, soit ses performances thermiques.

Les laines minérales (de verre ou de roche), lorsqu’elles sont en bon état, ne perdent pas leur pouvoir isolant avec le temps. Il est donc intéressant de continuer à en profiter et de limiter l’épaisseur du matériau isolant à ajouter pour faire des économies. Toutefois, veillez à ce que la laine ne soit ni tassée, ni trouée par des rongeurs, et qu’elle n’ait pas pris l’eau, auxquels cas la performance isolante sera moindre. Si elle est en bon état et que vous souhaitez ajouter une nouvelle couche d’isolant, pensez à faire réaliser un calcul de portance par un bureau d’étude avant de vous lancer dans les travaux d’isolation thermique.

Pour le plancher bas

Pour isoler le sol, nous recommandons un isolant rigide de type polystyrène ou polyuréthane à poser   :

  • sur l’ensemble de la surface en contact avec le sol.
  • s’il y a un sous-sol non chauffé, on pourra procéder soit à une isolation sur la dalle (on parle alors de chape thermique), soit une isolation en sous face de dalle.

Cependant si vous souhaitez vous orienter vers un choix plus écologique, le liège est un très bon matériau isolant.

Pour les murs

En matière de performances thermiques, les matériaux usuels assurant la fonction porteuse, comme le béton, la maçonnerie de parpaings ou même la pierre de taille présentent en général un faible pouvoir isolant. Il faut leur ajouter un isolant   : la laine de verre, la laine de roche, la laine de chanvre, le polystyrène PSE, le polyuréthane, la laine de bois, etc. Celui-ci peut être mis   :

  • à l’intérieur du bâtiment. L’isolant est alors en général protégé par une plaque de plâtre. Il s’agit d’une isolation thermique par l’intérieur.
  • ou à l’extérieur. L’isolant est alors protégé par un treillis de fibres de verre et par un enduit (ou par des éléments préfabriqués appelés bardages). On parle alors d’isolation des murs par l’extérieur ou d’isolation thermique extérieure.

Il existe une autre solution pour la construction des murs   : les matériaux à isolation répartie. Il y a 2 grandes familles de matériaux de ce type, qui se présentent sous forme de blocs dits monomurs   : le monomur de terre cuite et le monomur de béton cellulaire.

Ces blocs de maçonnerie assurent à la fois la fonction porteuse et la fonction d’isolation thermique. Celle-ci peut être complétée par le recours à un isolant intérieur ou extérieur, comme dans le cas précédent, ou bien par un isolant mis en œuvre en usine dans les alvéoles. Ce type de solution pour améliorer l’isolation est utilisé dans la maison individuelle et dans des immeubles collectifs atteignant 3 à 4 étages.

Si vous avez en tête de faire construire une maison avec une structure dite «   poteaux-poutres   » (le mix d’une charpente traditionnelle avec une ossature en bois), les murs peuvent être constitués de blocs de maçonnerie à isolation répartie.

Si vous souhaitez faire construire une maison en bois, optez pour un isolant de pleine épaisseur du mur d’origine végétale (laine de coton, laine de chanvre, etc.), protégé à l’extérieur par un revêtement fixé à l’ossature (appelé aussi bardage).

Comment isoler un mur existant ?

Isoler par l’intérieur reste plus économique et offre un bon rapport performance-prix. N’oubliez pas d’associer un système de ventilation aux travaux d’isolation intérieure afin d’assurer le renouvellement de l’air et la qualité de l’air intérieur de votre logement. Si vous préférez partir sur une isolation des murs par l’extérieur, sachez que cela donnera une nouvelle physionomie à votre façade, tout en augmentant la performance thermique de votre logement (basse consommation) et votre confort. Cette option limite par ailleurs les ponts thermiques.

Pour les fenêtres

Elles jouent un rôle important dans le logement. Les fenêtres et portes-fenêtres servent de rempart aux intempéries, permettent de laisser entrer la lumière et isolent thermiquement et acoustiquement votre maison ou appartement. Pour en savoir plus sur les critères à prendre en compte afin de choisir les bonnes fenêtres, consultez notre guide dédié au changement des fenêtres.

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Comment traiter un pont thermique dans votre logement ?

Pour qu’un isolant soit efficace, il doit être mis en œuvre de façon continue sur toute la surface à protéger au risque de créer une «   fuite   » thermique. Il n’est pas toujours simple d’isoler par l’extérieur   : il y a beaucoup d’éléments en relief sur une façade (parois vitrées, balcons, etc.). Ce sont autant de points singuliers délicats à traiter.

 

Si l’étanchéité à l’air ou le renouvellement d’air lié à la ventilation ne sont pas bien réalisés, cela constitue une cause importante de déperdition d’énergie et d’inconfort et peut être à l’origine de différents problèmes d’isolation comme un pont thermique.

Un diagnostiqueur ou un autre professionnel (architecte, bureau d’études, etc.) a détecté un pont thermique dans votre logement   ? Ce phénomène intervient quand l’isolation n’est pas continue au niveau, notamment, des planchers, murs, coffres de volets roulants, etc. Le résultat   : ces éléments en contact avec l’air extérieur entraînent des points froids et une condensation de la vapeur d’eau naturellement présente dans votre logement. Cette condensation, si elle n’est pas bien évacuée par la ventilation, peut entraîner l’apparition de moisissures. Pour résoudre ce problème, il faut placer une isolation par l’extérieur ou opter pour une isolation répartie. Nous vous recommandons de faire appel à un professionnel adapté comme un bureau d’études thermiques pour savoir quelle solution adopter selon l’importance du problème rencontré.

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Quels critères devez-vous regarder pour bien choisir un isolant thermique ?

  • Veillez à l’épaisseur de l’isolant et à sa performance intrinsèque pour une isolation thermique efficace.

L’épaisseur et la performance sont combinées dans le critère de conductivité thermique de l’isolant   :

  1. caractérisée par le coefficient λ (lambda),
  2. exprimée en watt par mètre d’épaisseur,
  3. et par degré Kelvin de différence de température.

Plus cette conductivité est faible, meilleure est la résistance thermique de l’isolant.

Nous vous conseillons de choisir les isolants de la certification ACERMI. Ce repère permet de garantir les performances des produits d’isolation thermique.

 

Valeurs de la conductivité thermique pour les principaux isolants
MatériauLaine de verreLaine de rochePolystyrène ExpanséBrique de terre cuite isolanteBéton cellulaireFibre de bois (panneaux denses)Laine de chanvreLaine de mouton
λ conductivité thermique (W/m.K)0,032 à 0,0380,032 à 0,0380,032 à 0,0380,11 à 0,0200,09 à 0,110,037 à 0,0460,038 à 0,0420,035 à 0,042
Matériau
λ conductivité thermique (W/m.K)
Laine de verre
0,032 à 0,038
Laine de roche
0,032 à 0,038
Polystyrène Expansé
0,032 à 0,038
Brique de terre cuite isolante
0,11 à 0,020
Béton cellulaire
0,09 à 0,11
Fibre de bois (panneaux denses)
0,037 à 0,046
Laine de chanvre
0,038 à 0,042
Laine de mouton
0,035 à 0,042
  • Contrôlez les émissions de composés organiques volatils des isolants utilisés

Pour les isolants utilisés à l’intérieur de l’habitation, veillez aussi à choisir des matériaux qui émettent peu de composés organiques volatils (COV), des polluants qui dégradent l’air intérieur. Une étiquette sanitaire est obligatoirement placée sur les produits de revêtement (mur, sol, plafond) afin de vous alerter. Le niveau d’émission du matériau est indiqué   : l’échelle va de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions).

  • Veillez au risque incendie avec les isolants choisis

Discutez avec votre artisan en charge des travaux d’isolation thermique, votre constructeur ou promoteur pour vous assurer que le matériau isolant mis à l’intérieur ne va pas contribuer à la propagation d’un incendie. En général, il est protégé par une plaque de plâtre. Pour ceux à l’extérieur, l’isolant organique employé en forte épaisseur doit être périodiquement interrompu par des bandes horizontales et isolantes non combustibles, pour éviter la propagation du feu par les façades des immeubles collectifs.

  • Renseignez-vous sur le temps de «   déphasage   » des isolants

Le déphasage ou l’inertie thermique est le temps que met un isolant à transmettre la chaleur accumulée en été. Par exemple, la laine minérale n’est pas efficace pour gagner en fraîcheur l’été. Avec ce matériau, la diffusion de chaleur est instantanée ce qui entraînera des pics d’inconfort en pleine journée. Au contraire, si vous prenez un isolant avec un temps de déphasage long, la diffusion se fera sur un temps plus long permettant ainsi de créer un décalage entre température extérieure et intérieure.

  • Pensez aux doublages thermo-acoustiques permettant d’assurer l’isolation thermique et l’isolation acoustique si vous logez dans un habitat collectif

Isolation thermique et phonique ne sont pas incompatibles   : en posant certains isolants thermiques aux propriétés acoustiques, vous contribuez également à l’insonorisation de votre logement.

Les indices des matériaux

Les propriétés isolantes des matériaux de construction et d’isolation sont exprimées par des indices de performance en dB (décibels). Ces indices, mesurés en laboratoire, caractérisent la performance des éléments de construction pour affaiblir les sons   :

  • En ce qui concerne les bruits aériens, il s’agit de l’indice d’affaiblissement acoustique Rw exprimé en dB. Plus le Rw est important, meilleure est la performance d’affaiblissement du matériau.
  • En matière de correction acoustique. C’est le pouvoir absorbant du matériau qui est mesuré. Exprimé sous la forme d’un coefficient global α w, il est compris entre 0 (le matériau n’est pas indiqué pour assurer la correction acoustique du local) et 1 (le matériau peut contribuer efficacement à la correction acoustique du local). Plus le coefficient α w est proche de 1, meilleures sont l’absorption et la correction acoustique du local.

Vérifiez s’il ne faut pas refaire l’isolation extérieure de votre habitat

Avant de réaliser un ravalement de façade de votre maison ou de refaire l’enduit de celle-ci, pensez à examiner si une isolation thermique par l’extérieur n’est pas réalisable simultanément. Le coût total des travaux combinés sera réduit. Votre logement sera ainsi mieux isolé.

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Trouvez le bon professionnel pour poser les isolants thermiques

Nous vous recommandons de faire appel à des professionnels reconnus garants de l’environnement (RGE) pour poser vos isolants thermiques. Seul un professionnel titulaire d’un signe de qualité RGE ouvre des droits à des aides financières pour la rénovation de votre logement. Les plâtriers-plaquistes interviennent en second œuvre et se chargent notamment de l’isolation des murs intérieurs. Demandez plusieurs devis avant de faire votre choix, en examinant le détail des prestations proposées. Comparez les prix en tenant compte des assurances, des garanties, des labels et de l’expérience du professionnel.

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