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8 idées reçues sur le confort thermique d’un logement

8 idées reçues sur le confort thermique d’un logement

D’après l’Ademe, 78% des Français réalisant des travaux dans leur habitation le font pour améliorer leur confort, et notamment leur confort thermique. Celui-ci dépend principalement de la température dans votre logement ainsi que du niveau d’humidité. Il faut trouver le bon équilibre pour vous sentir bien chez vous. Le sujet est complexe et de nombreuses idées reçues persistent. Nos experts vous aident à y voir plus clair.

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« Si je change mon système de chauffage, mon confort thermique sera forcément meilleur ». Vrai ou faux ?

VRAI OU FAUX, CELA DÉPEND. Le confort thermique peut être amélioré de manière significative en remplaçant un système de chauffage défaillant, mal adapté ou vétuste par un système neuf ou plus performant. Mais attention, le confort thermique dépend de nombreux facteurs. Si vous vous contentez de changer uniquement votre chauffage mais que votre logement est mal isolé, vous chaufferez mieux mais vous ne réussirez pas pour autant à obtenir une température confortable chez vous. Pour y parvenir, vous devrez probablement entreprendre des travaux supplémentaires.

Il peut être intéressant de rénover certains des points particulièrement sensibles de votre logement comme le toit, les murs, les portes ou encore les fenêtres. En perfectionnant l’isolation, vous limitez les déperditions de chaleur tout en améliorant votre confort à l’intérieur de votre bien. Et en baissant vos consommations d’énergie, vous diminuez leur impact sur votre porte-monnaie.

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« Pour assurer un bon confort thermique en hiver, je dois garder les fenêtres fermées ». Vrai ou faux ?

FAUX. L’arrivée des températures hivernales ne signifie pas que vous devez vous calfeutrer chez vous pour conserver la chaleur. En effet, si vous ne pensez pas à aérer votre logement, cela entraîne une mauvaise qualité de l’air intérieur de votre logement. Cela est dû aux polluants, comme les composés organiques volatils ou les particules par exemple, qui sont nocifs pour la santé et qui s’accumulent lorsque l’air de votre habitat n’est pas renouvelé. Une bonne aération permet aussi de lutter contre l’humidité et d’évacuer les odeurs désagréables. Aérer en hiver est une nécessité.

À savoir

Vous pouvez limiter les pertes de chaleur en suivant quelques règles simples :

  • Limitez le temps d’aération : ouvrir vos fenêtres entre 5 et 10 minutes matin et soir suffit.
  • Privilégiez les heures les moins froides de la journée.
  • Éteignez vos radiateurs pendant l’aération, surtout s’ils se trouvent sous vos fenêtres.
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« Les problèmes de confort thermique n’apparaissent qu’en hiver ». Vrai ou faux ?

FAUX. Le confort thermique ne consiste pas uniquement à avoir une température agréable chez soi en hiver, lorsqu’il fait froid dehors. C’est aussi ne pas avoir trop chaud dans son logement en période estivale lorsque les températures montent. On parle alors de « confort d’été ».

Tout au long de l’année, votre habitation peut vous protéger efficacement des variations de température extérieure, à condition de disposer d’une isolation de qualité. Si les isolants sont défectueux, s’ils ont été mal choisis ou s’ils sont vieillissants, ils ne jouent plus leur rôle de barrière thermique. La chaleur risque de s’échapper de chez vous en hiver ou d’y rentrer en été. Et lorsque la température grimpe ou baisse à l’intérieur, cela impacte votre confort.

 

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« En améliorant l’isolation thermique de mon logement, j’obtiens forcément une meilleure isolation acoustique ». Vrai ou faux ?

FAUX. Tout dépend du matériau choisi. Si vous optez pour de la laine de verre par exemple, vous obtiendrez effectivement une bonne isolation thermique et acoustique de votre logement. Mais attention, tous les isolants ne protègent pas de la même manière, ni avec la même efficacité.

  • Pour l’isolation thermique, choisissez des isolants à faible conductivité thermique. Il s’agit de la capacité d’un matériau à conduire la chaleur. Plus la conductivité est faible, meilleure est l’isolation. La résistance aux variations de température à l’extérieur sera plus forte et votre logement sera mieux isolé du chaud et du froid.
  • En ce qui concerne l’isolation acoustique, les doublages rigides ont tendance à dégrader l’isolation. Pour une meilleure efficacité, privilégiez les doublages en laine minérale ou en polystyrène élastifié, pour ne citer qu’eux.
  • Dans les deux cas, c’est l’épaisseur qui fait la différence. L’efficacité de l’isolation thermique et phonique en dépend.
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« Pour améliorer le confort dans le logement et limiter les plus grosses déperditions de chaleur, la première chose à faire est de changer les fenêtres ». Vrai ou faux ?

FAUX. Contrairement aux idées reçues, les fenêtres ne sont pas responsables des plus grosses déperditions d’énergie. C’est le toit qui représente la part la plus importante des déperditions thermiques avec un taux de 30%. Les ponts thermiques, qui sont synonymes notamment d’interruptions d’isolation, causent 5 à 10% des pertes.

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« Un mur épais est forcément un mur qui isole bien ». Vrai ou faux ?

FAUX. Certes, un mur fin est plus vulnérable qu’un mur épais. Les parois disposent de propriétés intrinsèques : plus elles sont épaisses, plus elles sont isolantes.

Mais tout ne dépend pas uniquement de l’épaisseur du mur. Une isolation efficace de votre logement dépend surtout de la constitution globale de ses parois. Il est aussi possible d’améliorer l’isolation thermique de votre habitation en ajoutant des matériaux permettant d’isoler vos murs.

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« Un logement bien isolé est un logement qui n’est pas bien ventilé ». Vrai ou faux ?

FAUX. C’est le cas s’il n’existe pas de système de ventilation ou si ce dernier est défectueux.

Ne pas renouveler l’air de votre logement est toujours une mauvaise idée.  Au quotidien, vos activités et votre respiration produisent de la vapeur d’eau. Si vous ne renouvelez pas l’air intérieur de votre logement, les pièces risquent de devenir humides. Des moisissures peuvent alors se développer.

Une isolation efficace combinée à une bonne aération limite ces risques d’humidité. A terme, vos fenêtres, vos murs et vos peintures se dégraderont moins.

 

Moisissures : comment lutter contre afin d’améliorer la qualité de l’air dans votre logement ?

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« Contrairement aux propriétaires, les locataires n’ont droit à aucune aide pour entreprendre des travaux d’isolation thermique dans le logement qu’ils occupent ». Vrai ou faux ?

FAUX. Les travaux d’isolation thermique ou de rénovation énergétique donnent droit à des aides de l’État. Elles sont nombreuses : crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), prime énergie… Ces dispositifs fiscaux vous permettent de déduire de vos impôts une part des dépenses TTC engagées dans les rénovations ou financent une partie de vos travaux grâce à une prime.

Comment inciter votre copropriété à lancer une rénovation énergétique ?

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Contrairement aux idées reçues, le statut de propriétaire n’est pas une condition d’éligibilité. Les locataires et les occupants à titre gratuit peuvent en bénéficier également. Faites attention à bien obtenir au préalable l’autorisation de votre propriétaire, car elle est nécessaire pour pouvoir effectuer les travaux.

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Comment gérer les déchets de votre logement ?

La bonne gestion de vos déchets ménagers permet d’améliorer leur traitement et de les valoriser. En prenant la peine de trier vos déchets (avant de les mettre à la poubelle), cela vous permet de vous assurer qu’ils vont pouvoir être recyclés lorsque c’est possible ou éliminés de la manière la moins polluante possible. Vous contribuez ainsi à réduire leur impact environnemental.

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